Présence solidaire devant le centre de rétention de Vincennes,

SAMEDI 5 MARS 15H!

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AFP; 05/03/2011: 19:12

Une cinquantaine de personnes ont protesté cet après-midi devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes contre des "violences policières" subies selon elles par des personnes retenues.

Aux cris de "Liberté pour tous" et de "Libérez nos camarades", les manifestants ont réclamé "l'arrêt de toutes les violences et les brimades à l'encontre des retenus", alors que l'accès au centre était bloqué par des camions de CRS.

Selon les collectifs de soutien aux sans-papiers, le "tabassage" d'un homme par des policiers "dans la nuit du 24 février" est à l'origine d'une grève de la faim, "aujourd'hui arrêtée" par les retenus.

Deux hommes "sont particulièrement marqués: l'un, rentré de l'hôpital aujourd'hui a des bleus partout; l'autre ne peut presque plus marcher et n'a pas vu de médecin. J'ai dû aller jusqu'à sa cellule pour le voir", a expliqué la sénatrice (EELV) de Paris, Alima Boumédiene-Thiery, après avoir pu pénétrer dans le centre pour y recueillir des témoignages.

"27 personnes ont témoigné de violences policières", a-t-elle poursuvi, ajoutant qu'elle allait "saisir le procureur" de la République de Paris.

Contactée en fin de semaine dernière, la préfecture de police de Paris avait "démenti formellement" tout acte de violence de la part des fonctionnaires de police et fait état au contraire de violences entre personnes retenues.

CE QUI A PROVOQUE CELA!

Vincennes samedi 26 février 10h communiqué des retenus...
Un communiqué dicté ce matin par un retenu de Vincennes, en grève de la faim et témoin des violences de la repression de Vincennes, sa colère n'a d'égale que sa détermination.

Communiqué au nom de tous les retenus DE VINCENNES:
" Nous Algériens Tunisiens Egyptiens Libyens Marocains, et tous les ressortissants d'autres pays, continuons notre grève de la faim entamée depuis 4 jours au centre de rétention de Vincennes: Grève de la faim jusqu'à la mort.

Il y a des retenus qui sont en France, "intégrés" depuis 15 à 20 ans, beaucoup ont toute leur famille  en France, et la France nous expulse!

Nous exigeons la fin de toute expulsion vers ces pays où nos dirigeants, dictateurs, et corrompus, nous ont obligés de partir pour survivre.
Pour certains d'entre nous , une expulsion les exposerait à de la prison, et torture si ils étaient remis aux autorités de leur pays.

Le harcèlement et contrôles policier tous les jours, nous demandons simplement de pouvoir vivre dignement avec une carte de séjour mais toujours refusée.
Les révoltes  dans nos pays  en guerre civile n'empêchent pas les consulats de signer pour notre expulsion : des vols tous les jours sont affichés!

Nous sommes dans cette prison , maltraités, de grandes violences et tabassages cette nuit par des CRS cagoulés. Il n'y a plus de chauffage,et d'eau chaude.    
Nous exigeons la protection de la France, de l'aide et solidarité , l'arrêt immédiat des expulsions vers ces pays .

Nous continuons notre grève de la faim, et refuserons à Vincennes tout embarquement ou départ pour l'avion. "

Fait à Vincennes samedi à 10h.

témoignage.

Centre de rétention de vincennes, samedi 26 février 2011

"Je suis au CRA 1, cela fait 5 jours qu'on est en grève de la faim. je parle pas de moi, on est tout le monde en grève, sauf deux ou trois personnes qui sont allés manger. On fait cela parcequ'on en a marre. Marre qu'on nous réponde toujours non à tout ce qu'on demande. Non, non, non pour voir l'infirmière, non pour tout. Et surtout on est en grève de la faim contre les expulsions. On est des algériens, des tunisiens, des marocains, des lybiens, là bas y'a les dictatures, on veut pas partir. Hier la police est venue en renfort, c'était la BRB. A un moment, on était dans un endroit et ils nous ont demandé de bouger. Y'avait un mec qui écoutait son mp4, alors il a pas entendu. Un flic super balaise, alors que lui est tout maigre, s'est jeté sur lui, il l'a levé et il l'a étranglé, ses yeux sortaient, et après il l'a jeté en l'air sur plusieurs mètres, super loin. Le mec il lui ont cassé les côtes. Il était trop mal, il est parti à l'hôpital ce matin. Je sais qu'hier il y a eu un incendie dans une chambre du bâtiment, l'électricité était coupée, les pompiers sont venus. Il y avait aussi un hélicoptère de la gendarmerie qui survolait le centre, je sais pas si il y a eu des évasions ou des tentatives ou quoi. Je sais pas comment c'est dans les autres bâtiments mais hier ils sont sortis comme nous dans la cour. On a tous crié liberté, liberté."

Non à la « loi Besson » et à la xénophobie !

Publié le 3 mars 2011 par ldh

Les organisations soussignées qui, réunies dans le Collectif « Non à la xénophobie et à la politique du pilori », ont mobilisé le 4 septembre 2010 plus de cent cinquante mille citoyennes et citoyens, appellent à des rassemblements dans toute la France mercredi 9 mars (à Paris, à 18h30, place Edouard-Herriot, à côté de l’Assemblée nationale) contre la « loi Besson », qui traduit en actes l’orientation xénophobe du « discours de Grenoble ».

Une carte qui mentionne les 14000 victimes de la politique migratoire depuis 1988, le plus souvent par noyade.

"clic"=site... Attention une image ne s'affiche pas en premier mais après c'est du "DUR"!

La Charte Mondiale des Migrants

A l'occasion du Forum Social Mondial de Dakar, des caravanes de migrants de tous les continents ont convergé vers le Sénégal. Dans l'ile de Gorée, île symbolique des déportations d'esclaves, et aujourd'hui base opérationnelle de Frontex, le programme de cadenassage contre les arrivées de migrants en Europe, ils ont finalisé le texte d'une Charte Mondiale des Migrants qu'ils proposent à l'humanité. Article Médiapart du 12/02/11

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"LES PEUPLES D'ABORD, PAS LA FINANCE!"

Appel de Dakar à la mobilisation face aux G8 et G20 en France en 2011

Face au G8, les 21 et 22 mai 2011 à Deauville Face au G20, du 31 octobre au 5 novembre 2011 à Cannes...

LES FILMS DU PARADOXE

présentent: 

 

CORRESPONDANCES

Un film de Laurence Petit – Jouvet

France / Mali  – 2010 – 58 min 

En salles depuis le 2 mars 2011

SOUTENU PAR LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

Infos précédentes:

 

La Journée Sans Immigrés Le 1er mars vous appartient, nous appartient. A nous de le faire vivre, à vous de signer notre appel 2011 pour la tolérance et le respect ! Faîtes tourner !

Pétition En Ligne www.petitionenligne.fr
FAISONS DU 1ER MARS 2011

UNE JOURNEE HISTORIQUE !

La Journée Sans Immigrés Le 1er mars vous appartient, nous appartient. A nous de le faire vivre, à vous de signer notre appel 2011 pour la tolérance et le respect ! Faîtes tourner !

Pétition En Ligne www.petitionenligne.fr
FAISONS DU 1ER MARS 2011

UNE JOURNEE HISTORIQUE !

"Requiem pour l'Union Soviétique, ou Nous cherchions tous à être heureux", comédie sur l'immigration qui aborde la problématique des étrangers en France, notamment face à l'administration.
Soutenus par la Cité de l'Immigration. France Terre d'Asile nous aide en communication.

Il ne reste plus que 2 dates:
samedi 26/02 à 21h. et dimanche 27/02 à 18h. Théâtre des Artisans - 14 rue Thionville, Paris-19
Metro : Laumière, Ourq, Crimée, Riquet
Renseignements : 06 18 75 32 63

 

MANIFESTATION "SORTIR DU COLONIALISME", contre la guerre, le racisme et la xénophobie d'Etat.

 

Samedi 26 février à 15h, Place de la République à Paris

 

 

 

Le soir à partir de 17h. GRAND BAL de soutien à la salle Mairie du 14ème: 12, rue Durouchoux (M° Mouton-Duvernet, Bus 28, 58, 38, 68) ENTREE GRATUITE!

Rroms, histoire d'une déportation

Exposition
Du mardi 8 au samedi 26 février
aux horaires d'ouverture de la mairie

Vernissage et animations artistiques

Jeudi 10 février 2011 à 18h30

Projection-débat

Jeudi 17 février à 18h30

Entrée libre et gratuite

Mairie du 2e
  -  8, rue de la banque
75002 Paris  Métro : Bourse

 

La Bellevilloise, 21 rue Boyer,

75020 Paris

Samedi 19 et dimanche 20 février 2011!

CONFÉRENCE, PROJECTION, DÉBAT

 

Afrique : la colonisation n’est pas finie !

JEUDI 17 FÉVRIER 2011

12H00 AMPHI 4

UNIVERSITÉ DE PARIS 13 VILLETANEUSE

La LOPPSI 2 a été votée par l’Assemblée et le Sénat le mardi 8 février 2011. Une saisine du Conseil Constitutionnel est en cours d’élaboration.

Pour nos libertés:
Rendez-vous à Paris-Bastille le samedi 12 février à 14h30 pour manifester jusque sous les fenêtres du Conseil Constitutionnel au Palais Royal.

TOUS AVEC NOUS LE 9 FEVRIER 2011

RASSEMBLEMENT PLACE VENDÔME A 12H30

(angle rue de la Paix et Danielle Casanova)

JOURNEE D'ACTION 9 FÉVRIER 2011

nous nous opposons :
aux dispositions procédurales du projet de loi relatif à l’immigration :
la tenue des audiences dans les centres de rétention, l’inversion de

l'ordre d'intervention des juges et la possibilité de statuer en juge
unique
sur l'interdiction de retour sur le territoire français,
lorsque l'étranger est placé en rétention.  
à l’amendement introduit dans la proposition de loi d’amélioration et de
simplification de la qualité du droit consistant à restreindre le champ
d’intervention du rapporteur public.

Communiqué commun CUJ grève 9 février[1]
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Paris, le 3 février 2011

Non à un Guantanamo à la française !

La commission des lois du Sénat a adopté, le 19 janvier 2011, un amendement proposé par le gouvernement sur son propre projet de loi relatif à l’immigration. S’il était définitivement adopté par le Sénat, cet amendement permettrait de détenir certains étrangers plus de 18 mois, en centre de rétention administrative.

Ce dispositif pourrait s’appliquer aux personnes étrangères qui ont été condamnées pour terrorisme et sont frappées d’une interdiction du territoire français, ou font l’objet d’une mesure d’expulsion motivée par « un comportement lié à des activités à caractère terroriste pénalement constatées ».

Parfois, ces personnes ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays par la France du fait des risques de persécutions auxquelles elles seraient exposées. Ces craintes sont souvent constatées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, par la Cour nationale du droit d’asile ou par la Cour européenne des droits de l’homme que les intéressés saisissent.

Il n’est pas acceptable que des personnes puissent être détenues pendant plus d’une année et demi sur simple décision administrative, et ce aux seuls motifs qu’elles seraient vaguement soupçonnées de terrorisme.

Cette disposition opère une confusion dangereuse entre rétention administrative et mode de surveillance des personnes, dans un contexte de criminalisation du statut des étrangers et créerait, si elle est adoptée, un « Guantanamo à la française ». 

Nous appelons l’ensemble des sénateurs à veiller au respect des libertés fondamentales en refusant cet amendement, ainsi que l’ensemble des dispositions de ce projet de loi qui portent gravement atteinte aux droits des étrangers.

Signataires :

La Cimade

Ligue des Droits de l’Homme

Syndicat des Avocats de France

 

Anafé

  Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers


Réflexe d’inhumanité : la France renvoie des Ivoiriens vers leurs tortionnaires

1er février 2011

L'Anafé demande aux autorités françaises de se conformer aux recommandations du HCR et de suspendre tous renvois de ressortissants ivoiriens vers leur pays.

Vendredi 28 janvier, la police aux frontières d'Orly a refoulé un Ivoirien arrivé six jours plus tôt en France, il ne sera resté en zone d’attente que le temps de voir sa demande d’asile rejetée.

Samedi 29 janvier, un demandeur d'asile déchu de sa nationalité ivoirienne après avoir fui son pays d'origine et avoir trouvé refuge au Burkina Faso, a été refoulé vers Abidjan après onze jours passés en zone d'attente de Roissy.

Ce mardi 1er février, le tribunal administratif de Paris examinera le recours d’une Ivoirienne menacée du même sort, actuellement en zone d’attente d’Orly.

Tout cela alors que

-        le HCR demande aux gouvernements de « suspendre tous les retours forcés vers la Côte d’Ivoire dans l’attente d’une amélioration de la situation en matière de sécurité et de respect des droits humains »,

-          des pays comme la Guinée et le Libéria ont officiellement déclaré qu'ils octroieront automatiquement le statut de réfugiés aux Ivoiriens,

-          plusieurs pays européens ont cessé les expulsions, y compris de demandeurs d’asile déboutés,

-        le ministère français des Affaires étrangères invite les ressortissants français à différer leur voyage en Côte d’Ivoire et à ceux qui y sont à quitter provisoirement le pays dans l’attente d’une normalisation de la situation,

Le ministre de l’Intérieur semble être le seul à ne pas savoir que la situation est extrêmement tendue en Côte d’Ivoire où, depuis les élections du 28 novembre, de nombreux actes de violence, des enlèvements, des disparitions, et des exécutions extrajudiciaires ont été signalés, provoquant un climat d’insécurité qui a déjà fait fuir des dizaines de milliers de personnes.

Est-ce au nom du principe de non-ingérence ou par réflexe d’inhumanité que la France renvoie des victimes à leurs tortionnaires ?

« Le HCR (Agence  ) demande de suspendre les expulsions vers la Côte d'Ivoire », 21 janvier 2011, http://www.unhcr.fr/4d3997ecc.html

 

STOP à l'agression des étrangers!

28/01/11

Les travailleurs sans papiers n’occupent plus la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration depuis ce matin.
 
A 9h du matin, heure de l’entrée quotidienne des grévistes dans la Cité, un comité d’accueil un peu particulier attendait les grévistes : une dizaine de cars de CRS.
Ils ont donc été empêchés de pénétrer dans le musée, celui-ci restant fermé au public.
Un rassemblement d’une centaine de personnes - soutiens et militants compris de la CGT, RESF, LDH, Autremonde, ....- s’en est suivi devant les grilles, pendant de longues heures malgré le froid mordant. Quelques élus encharpés sont venus soutenir le mouvement (PS, PG, EE,....)
Vers 15h, R. Chauveau et F. Blanche ont pris la parole à la sono : relecture de l’accord (trahi) entre la CNHI et la CGT et commentaire des deux communiqués de presses de la Préfecture de police de Paris et de la direction de la CNHI et rappel des rendez-vous devant les différentes préfectures et rassemblement du lendemain place de la République pour les femme sans papiers.
La CGT a déjà alerté ses avocats concernant la rupture de l’accord par la CNHI.
Vers 15h30 le rassemblement se dirige en manifestation jusqu’à la Porte Dorée et bloque le carrefour des Maréchaux. A compter de 17h, de nouveaux soutiens et grévistes arrivent, grossissant un peu le rassemblement. Poussés par la police pour débloquer le carrefour, tout le monde emprunte l’avenue Daumesnil en manifestation avant de se faire pousser en direction du M° M. Bizot vers 18h.
 
Les pressions réitérées régulièrement par le gouvernement pour que la CNHI soit évacuée ont trouvé leur traduction concrète, en ce jour de fin de semaine, pendant que les médias font la Une sur la révolution tunisienne et les manifestations qui s’ensuivent dans les autres pays d’Afrique du Nord.
Le gouvernement ne semble toujours pas disposé à appliquer les textes qu’il a pourtant édicté par la voie de  feu son ministère de l’immigration : l’article qui précise qu’un récépissé de trois mois renouvelable avec autorisation de travail doit être remis immédiatement à chaque personne qui dépose un dossier de régularisation par le travail n’est pas respecté.
C’est notamment ce que la préfecture de Paris n’hésite pas à entériner dans son communiqué du jour: le nombre de récépissés distribués ne correspond toujours pas au nombre de dossiers déposés depuis le mois d’août. L’obligation d’une réponse à la demande dans un délai maximum de 4 mois, ne l’est pas plus.

Mardi 1er février: rassemblement à la préfecture des Hauts de Seine

Mardi 1er février 17h: rassemblement devant la préfcture de Créteil où le préfet va recevoir une délégation CGT, suite au rassemblement-repas réussi du 14 janvier.

Les migrant-es aux frontières de l’Europe :

Droits de l’homme et politique migratoire

 

(Autour du rapport de Migreurop sur Frontex et les frontières de l'Europe)

  

Mercredi 2 février 2011 de 17h 15 à 19 h 00

 

EHESS, 105 Bd Raspail, 75006, salle 8 (Mo Saint-Placide)

  

avec des interventions de 

 

Isabelle Saint-Saens (Migreurop, GISTI, « Vacarme »)

« Y a-t-il une politique européenne sur les migrations ? »

 

Olivier Clochard (Université de Bordeaux 3, CNRS, Migreurop)

« L’externalisation des contrôles migratoires : les travaux de l'agence Frontex »

 

Catherine Teule (LDH, Assoc. européenne pour la défense de droits de l’Homme) « Immigration “subie “ et rejetée : le déni du droit d’asile »

Rencontre organisée par le Collectif de soutien aux sans papiers et aux migrant-es (LDH-EHESS)

INFOS PRECEDENTES

 

Parrainages Citoyens le samedi 29 janvier:
à 15h00 à la mairie du 12è et à la mairie du 14è


Régularisation des travailleuses sans papiers

Le gouvernement ne respecte pas ses engagements !

 

Rassemblement samedi 29 janvier à 14h

Place de la République - Square André Tollet

Montluçon

Mobilisation contre l’expulsion d’une cardiologue camerounaise

vendredi 28 janvier 2011, par Frédéric Dayan

La CGT, des élus locaux et des associations se mobilisent pour empêcher l’expulsion de Raïmatou M’Bacha, une Camerounaise de 31 ans, docteur en médecine, cardiologue à l’hôpital public de Montluçon. La préfecture de l’Allier refuse de reconnaître la validité de son diplôme russe de cardiologie en France.

La jeune femme, qui a reçu le soutien de ses collègues, exerce légalement en France depuis 2008 en tant qu’interne puis "praticien attaché associé". Elle a échoué deux fois à la PAE (procédure d’autorisation d’exercice), un concours qui lui aurait permis d’obtenir une équivalence en France de son diplôme. Puis son titre de séjour est arrivé à expiration le 19 janvier. La préfecture de l’Allier, qui doit lui remettre vendredi une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), refuse de lui donner un titre de séjour de travail.
"Sur un plan humain, c’est difficile mais cette situation met aussi en péril le service de cardiologie et l’offre de soin dans le bassin", a déclaré Françoise Deligny pour la CGT, lors d’une manifestation devant la sous préfecture de l’Allier à Montluçon jeudi 27 janvier.

Jeudi 27, les grévistes du 93 ont occupé la MOE de Seine St Denis, pendant la matinée, afin d’accélerer et de favoriser le traitement des demandes déposées.
 
Samedi 29 à 14h, rassemblement Place de la République à l’Appel de Femmes Egalité et Droits Devant pour les femmes sans papiers. Les premiers OQTF viennent de tomber en complète contradiction avec les accords conclus.

Le 20 janvier à Roissy, un homme de nationalité malienne doit être expulsé... (article + 3 vidéos):

Lycéens et familles sans papiers : Ils sont parisiens, ils sont sous la protection des parisiens !

Parrainages le mercredi 26 janvier :
 à 18h00 à la Mairie du 2è - 11è – 13è-  9è- 19è - 20è

 

A partir de Mardi
10 jours de solidarité et de soutien avec les sans papiers
Plaçons les sous notre protection
Mardi 25 Janvier 19h
salle des fêtes de la mairie  du 12e
Vernissage de l'exposition 
Voyage au bout de l'envers,
 originaux des dessins de bouck  sur le mouvement des sans papiers
Une histoire de papiers ,
 photos de Claire Sousbie, réalisées aux permanences du Collectif le samedi matin  à la mairie du 12eme
Vente dédicace du recueil des dessins de Brouck au profit des travailleurs sans papiers

Samedi 29 Janvier 15h 
salle des fêtes de la mairie  du 12e
Parrainage républicain
Votre présence comme témoin et comme soutien est essentielle. Elle constitue le ciment de l'acte de solidarité, de vigilance et de résistance que symbolise la cérémonie.

PARIS : Rassemblement Jeudi 20 Janvier 18h devant le Sénat

Les passagers d’un vol Air France à destination du Cameroun se sont rebellés jeudi 13 janvier contre l’expulsion d’un homme, retardant le décollage à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.Peu avant le décollage prévu à 13h45, quatre passagers du vol AF946 effectuant la liaison Paris-Douala se sont rebellés, lorsqu’une escorte policière est montée à bord avec un migrant. Selon, une source aéroportuaire, un début d’émeute aurait alors agité l’appareil. Alors que l’avion roulait vers sa piste de décollage, l’appareil a « dû revenir à son emplacement » et les passagers ont été débarqués.La police appelée en renfort a vérifié les passeports des passagers qui avaient pris des photos. L’avion a finalement pu décoller à 16h17.La compagnie aérienne nationale française est régulièrement sollicitée par la Police aux frontières pour la reconduite de sans-papiers. Pourtant en 2007, les personnels d’Air France avaient voté une motion demandant l’arrêt des expulsions des immigrés clandestins sur les vols de la compagnie. Jean-Cyril Spinetta, le président d’Air France-KLM, avait alors répondu que les compagnies aériennes devaient  »prêter leur concours » aux autorités.

"Samana T, le papa de Cunégonde et Maximilien, a été libéré jeudi soir vers 21h. Il vous remercie toutes et tous de lui avoir apporté votre soutien. Ses enfants ont tellement peur de le perdre à nouveau qu'ils ne le laissent pas aller jusqu'à la boîte aux lettres seul et qu'ils refusent que la porte de sa chambre soit fermée.
La prochaine étape : sa régularisation. Merci à tous ! "

MANIFESTOYONS!

Mobilisons nous partout :
Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier – à Paris 14h30 à ODÉON


Mobilisons nous partout : Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier 

Nous appelons à manifester  samedi 15 janvier, partout en France, à organiser des actions de résistance, à constituer des collectifs contre la  LOPPSI 2 …

 

à lire pour bien connaître le quotidien en France...

 

Samba pour la France

Delphine Coulin au "Editions du Seuil"

Date de publication : 06/01/2011

EAN13 : 9782021028546

 

Voir article du Monde du 07/01/11:

UBU ET LES SANS-PAPIERS

05/01/2011

La disparition officielle du Ministère de l'Identité Nationale n'y change rien. Avec le vote prochain de la loi Besson et la loi LLOPSI II, l'arsenal des lois liberticides, xénophobes et stigmatisantes continue de s'étoffer.

Plus que jamais, les luttes de Sans-Papiers et les solidarités en leur faveur constituent un axe central dans le combat pour le droit à la dignité de touTEs et les libertés fondamentales.

Les lois répressives Sarkozy-Hortefeux-Besson, l'étalage des forces de police, la multiplication des contrôles et des rafles, sont une machine de guerre contre les travailleuses et travailleurs, contre la jeunesse. En cherchant à stigmatiser tel groupe, par exemple les Gens du voyage, à dresser les populations les unes contre les autres, ce pouvoir espère siphonner les voix du Front National, mais aussi imposer plus facilement la destruction généralisée des droits sociaux. L'axe sécuritaire et répressif est un élément central dans le projet ultralibéral du patronat. À cette fin Sarkozy multiplie les lois réduisant les possibilités de régularisation et facilitant les arrestations, les expulsions, niant au quotidien les droits fondamentaux (santé, hébergement, travail, accueil des demandeurs d'asile…).

La défense individuelle des dossiers de régularisation des Sans-papiers est légitime, et ce par tous les moyens au même titre que la défense des salariéEs victimes de la répression patronale. Mais il n'est pas possible de combattre la politique "d'immigration choisie" en "négociant" avec le patronat, avec Sarkozy et son gouvernement, une circulaire "pour des critères clairs et objectifs de régularisation" qui ne peut être qu'une circulaire d'application de ces lois. Les mois de "concertation" autour des lois déjà en place ont été autant de points d'appui permettant au gouvernement d'avancer dans l'élaboration et le vote de sa nouvelle loi. La réponse du RESF à Hortefeux montre qu'il n'y a pas d'espace de négociation dans ce cadre. Le petit nombre de récépissés obtenus par le "groupe des 11" suite à la grève des travailleurs sans papiers, souligne la nécessité de se battre sur des revendications claires tout en permettant aux intéresséEs de gérer eux et ellesmêmes leur lutte avec le soutien des organisations :

- Régularisation de TOUS les Sans-papiers ;.

- Respect du droit d'asile ; fermeture des CRA.

- Liberté de circulation, abrogation des lois Sarkozy-Hortefeux ainsi que du CESEDA, retrait du projet de loi Besson en cours d'adoption au Sénat, abrogation de toutes les lois qui limitent la circulation et l'installation (Pasqua, Chevènement…); abrogation de Frontex.

 

Raymond Jousmet 

Le Monde 04/01/11

...."Selon les députés, le droit d'entrée aurait dû permettre d'économiser 6 millions d'euros. Mais le rapport estime que si 10 %  des malades retardent leur demande de soins la dépense supplémentaire pourrait être de 20 millions d'euros.

De fait, cet argumentaire rejoint celui des associations médicales et de soutien aux étrangers qui ont dénoncé pendant le débat parlementaire les risques que ce droit d'entrée faisait peser sur la santé des migrants, mais aussi sur l'ensemble du système de santé. "C'est un non-sens économique :
retarder l'accès aux soins engendre des surcoûts pour le système. Les soins urgents coûtent plus cher que la médecine de ville. Cela ne ferait qu'empirer une situation qui se dégrade déjà", expliquait ainsi Olivier Bernard, président de Médecins du monde, en septembre..."

Immigration: la contre-expertise!

 

Toutes les interventions:

La politique d'immigration passée au crible

L'immigration sera encore une fois au cœur de la campagne présidentielle. Mediapart vous propose une monumentale contre-expertise menée par des parlementaires de tous bords avec l'association Cette France-là. Objectif: évaluer la politique migratoire et mettre à la disposition de chacun les outils de réflexion indispensables à l'organisation d'un débat rejetant l'instrumentalisation à des fins électoralistes.

"Clic" les infos!
"Clic" les infos!

 

Un film à voir: "Le nom des gens"; article:

INFOS SPECIAL URGENCE NOËL 2010

 

[Resf.info] RESF INFO URGENT IMPORTANT:

14 adultes en CRA 19 enfants sans l'un de leurs parents

 

Sur ordre du président de la République, M. Hortefeux semble s’être lancé dans une course folle à l’expulsion dont le but serait de remplir les quotas fixés en début d’année… avec la peu des sans papiers, ici des parents, à quelques jours de Noël. Il faut arrêter ça. Vous trouverez en annexe le descriptif sommaire des situations dont nous avons connaissance et les moyens d’intervenir auprès des préfectures, du ministère et de l’Elysée. Avec fermeté mais aussi correction et sans diffamation.

Oussama BENBRAHIM, le lycéen tunisien de Meaux a été expulsé le 4 décembre après avoir été présenté trois fois à l’avion et tabassé trois fois en moins de 36 heures.  L’affaire n’est pas terminée. Objectif maintenant, le retour d’Oussama.

Valdémiro AFONSO, lycéen Angolais d’Amiens qui était au CRA de Nîmes a  lui, été libéré par le JLD samedi 11 décembre. Il a été accueilli ce matin à Amiens par ses soutiens.

ZHANG Jian Hai a été libéré le 10/12/2010. Maintenu en rétention 22 jours, ayant subi deux tentatives d’expulsion, M Zhang a finalement été libéré au terme de sa période de rétention.

Le RESF se réjouit de cette issue. Mais comme tout un chacun, il regrette qu’il ait fallu faire endurer la prison à un jeune homme de 29 ans, père d'un bébé de 10 mois, des épisodes d’embarquement d’une extrême violence, des semaines d’inquiétudes et de souffrance à toute une famille pour en arriver là. Il remercie et félicite tous ceux, nombreux et variés, qui se sont mobilisés pour empêcher que l’inacceptable se produise. Ce qui a été fait pour Zhang devra l’être aussi pour tous ceux qui suivront. Jusqu’à ce que la loi change.

  

LES ORPHELINS DE NOEL

Dans 15 jours, ce sera Noël, fête entre toutes des enfants et des parents, pour beaucoup. Joie, bisous, cadeaux, émerveillement des tout petits.

Pourtant, pour un certain nombre d’enfants, Noël 2010 aura le goût de l’amertume, des larmes et de la souffrance. Pas pour des coups du sort inévitables, la maladie, la mort. Mais par la volonté délibérée d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui dans l’espoir de remonter dans les sondages estime de son intérêt d’afficher le nombre d’expulsions à pratiquer dans l’année. Or, à en croire la Voix de son maître, le ministre de la Rafle, du drapeau et de la circulation routière hivernale, les chiffres prévus pour 2010 ne seraient pas atteints. Il faut donc expulser, expulser, expulser. Et voilà pourquoi Hortefeux veut rendre quasi-orphelins de père Naki (14 ans), Gülbahar (11 ans), Eren-Can (7 ans) enfants d’Ozay YILDIZ, Emilie (4 ans), son frère Enzo (2 ans) et Erine, leur petite sœur de 8 mois enfants de Xiaoshao LIN, Nakemin (8 ans), Mohamed (7 ans) et les deux jumeaux Lassina et Laséni (4 ans), enfants de Vakoleba KARAMAKO, Stéphane et Steve (4 ans) dont la maman attend un troisième enfant de Darios Elvis KUTCHE, Ilinca (5 ans), fille d’ Ilie CHIORESCU, Zhengdan (10 ans), fille de Zhisheng ZHU, Xiao (12 ans) dont la maman Shumei ZHANG est en rétention, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans), fils d’Antonio  DIAS VARELA, Taiba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans) enfants de Mustapha Jelikli, Elena (10 ans) et Abram (8 ans) enfants de David Amirov.  Aux yeux de Monsieur Hortefeux, les comptes sont vite faits : dix expulsions valent bien vingt-deux enfants de quelques mois à 14 ans qui pleurent leur père ou leur mère un jour de Noël.

Cette façon de faire de la démagogie en méprisant les dégâts provoqués sur les enfants et les parents utilisés comme victimes expiatoires est inadmissible. Elle déshonore ceux qui  en décident mais aussi ceux qui, par cynisme, imbécilité politique ou soumission à leur maître la mettent en œuvre. Brice Hortefeux est au premier rang de ceux-là, probablement pour chacune des trois raisons.

Nous lui souhaitons donc de passer un excellent Noel en famille et d’avoir à ce moment-là une pensée pour les gamins dont il bousille non seulement Noël mais aussi toute l’enfance.   

Nous publierons régulièrement une actualisation de la situation des futurs orphelins de Noel rêvés par Nicolas Sarkozy et servis par Brice Hortefeux.

 

Ci-dessous un bref résumé de la situation de chacune des familles avec les coordonnées de la préfecture responsable. Il est possible d’écrire au préfet, au ministre et au président (poliment et sans diffamation) pour leur souhaiter par anticipation de passer un joyeux Noël en famille.

 

Pour protester : le ministère de la Rafle et du drapeau est en réorganisation. Il semble que ce soit le secrétaire général de l’ex-ministère qui gère :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général
secretariat-general@immigration-integration.gouv.frSecrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr
 

Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions
Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration, immortel rédacteur du discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr  

 

LISTE PROBABLEMENT NON-EXHAUSTIVE DES ACTUELS MEFAITS

DU MINISTRE DE LA RAFLE ET DU DRAPEAU

OQTF 93 – CRA Mesnil Amelot 

Darios Elvis KUTCHE, de nationalité camerounaise, 28 ans, arrivé en France en 2007.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 03 décembre par la préfecture de Seine et Marne.

Il est le conjoint de Stéphanie LEUWAT en situation régulière et enceinte de lui de 6 mois. Il est aussi le beau-père de Stéphane (élémentaire Paul Langevin à Saint-Denis) et de Steve (classe de moyenne section à l’école Henri WALLON à Saint-Denis) dont il s'occupe, les enfants n'ayant plus de lien avec leur père naturel.

S’adresser à  la préfecture du 77  pour sa libération : fax  01 64 71 78 64

jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

A la préfecture du 93 pour l'annulation de  l’OQTF    Fax : 01 48 30 22 88

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr   courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Contact : Malika CHEMMAH 06 43 34 51 47 / Rodolphe CIULLA, 06 70 19 67 61 

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Vincennes

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

M. LIN Xiaoshao, né en Chine, âgé de 32 ans, vit en France depuis 10 ans, sa femme depuis 6 ans, et est convoqué en janvier 2011 à la préfecture de Paris pour un examen de dossier.

Arrêté sur son lieu de travail, il est placé en rétention par la même préfecture le 8 décembre.

Il est père de 3 enfants, tous nés en France, Emilie, 4 ans,  scolarisée à la maternelle, Enzo 2 ans ½ et Erine, 8 mois.  Il possède une nombreuse famille régularisée en France, oncles, tantes, neveux, nièces.
contact : sylvie Brod 06 76 74 10 78

 

APRF DE L’OISE 60 CRA Mesnil Amelot

Fax  03 44 45 39 00 et 03 44 06 11 30
nicolas.desforges@oise.pref.gouv.fr

M. Ilie CHIORESCU, 29 ans, de nationalité moldave, a rejoint son épouse en France en février 2008.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 30 novembre par la préfecture de l’Oise.

Et pourtant, il est le père d’Ilinca, 5 ans, scolarisée en maternelle à Paris.

Il est installateur de panneaux solaires, régulièrement payé et déclaré à l’Urssaf. Lui et sa femme ont fait des études supérieures et parlent le français.

Contact : Jacqueline Dartigues 06 62 02 54 50

 

APRF du 94 - EN LRA à Choisy le Roi 94

Fax : 01 49 56 64 10  / 01 48 99 38 04  /  01 49 56 60 13 Tél : 01 49 56 64 17

Mail : michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr

 

M. ZHU Zhisheng, 47 ans, de nationalité chinoise, vit en France depuis 8 ans avec sa femme, leur fille Zhengdan les a rejoints en France en 2007, à l’âge de 10 ans. Elle est en 5ème au Collège Lucie Aubrac à Paris et obtient de très bons résultats scolaires.

Arrêté à la sortie du métro à Maisons-Alfort, il est en rétention depuis le 9 décembre.

 

APRF du 95 CRA de  PLAISIR (78)

Fax 01 30 32 51 85

pierre-henry.maccioni@val-doise.pref.gouv.fr

 

M. Vakoleba KARAMOKO, de nationalité ivoirienne, est en France depuis 12 ans, sa femme depuis 9 ans.

Il a fait plusieurs demandes de régularisation en 2002, 2006 et 2008, sans succès.

Ils ont 4 enfants nés en France, scolarisés dans le 17°, l’ainé a 8 ans, les 2 derniers, des jumeaux bientôt 4 ans.

L’un d’entre eux souffre de graves allergies alimentaires qui nécessitent des soins en France.

Arrêté sur son lieu de travail à Goussainville, M. Karamoko a été placé en rétention le 8 décembre par le préfet du Val d’Oise.

Contact : Malika 06 18 41 56 21

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Cité

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Mme Shumei ZHANG, née en Chine, âgée de 40 ans, est arrivée en France avec sa fille Xiao Man en 2007.

La famille a été parrainée en décembre 2007 à la mairie du 13°.  Xiao Man est actuellement scolarisée en 5° au Kremlin Bicêtre.

Un autre enfant, une petite fille, est née à Paris en janvier 2010.

Mme ZHANG a été arrêtée sur son lieu de travail dans le 16° et placée en rétention le 11 décembre au CRA de Cité.

Contact : Emmanuelle Cézard  06 45 56 24 44 - Jocelyne Vaudenay 06 86 90 42 04

 

APRF D'AVIGNON – CRA de Nice

Fax préfecture : 04 90 86 20 76  et  04 90 85 03 00

Mails :  francois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.frmyriel.porteous@vaucluse.gouv.fr ; valerie.grasset@vaucluse.gouv.fr ; agnes.pinault@vaucluse.gouv.fr ; pref-contact@vaucluse.gouv.fr

 

Monsieur Ozay  YILDIZ, ressortissant turc d’origine kurde a été interpellé mardi 7 décembre à Bollène.  Les gendarmes sont venus le chercher à son domicile le matin. Il était absent, ils ont demandé à ce qu'il se présente à la gendarmerie de Bollène ("sinon on reviendra le chercher") et sont repartis... avec le passeport ! M. Yildiz s'est rendu au commissariat à 15h, a été mis en GAV à Avignon, puis amené à l'aéroport de Nice le lendemain mercredi.

Pendant tout ce temps la famille n'a pas été prévenue ! Sa femme, ses enfants, ses parents, sont donc restés sans nouvelle du mardi après-midi au lendemain mercredi, pour apprendre que M. Yildiz avait été arrêté et qu'il risquait d'être renvoyé en Turquie. Un recours a été fait devant la Cour d'Appel de Marseille.

Ce maçon, père de famille, vit ici depuis 8 ans avec son épouse et leurs trois enfants, dont le dernier est né en France. Les parents de M. YILDIZ vivent à Marseille en toute légalité.

Ses trois enfants sont scolarisés à Bollène, ils ne connaissent que l’école française :

- Naki YILDIZ , 14 ans, est scolarisé au collège de Bollène.

- Gülbahar, 11 ans, et Eren- Can, 7 ans (né à Marseille), sont tous les deux scolarisés à l’école primaire Jean Giono

 Contact : Pascale Arraou - 06 59 20 65 22 - pascale_arraou@orange.fr

 

APRF du 77 - EN CRA au Mesnil-Amelot

Fax préfecture 77 :  01 64 71 78 64  jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

 

Antonio  DIAS VARELA, 29 ans, Capverdien, en France depuis dix ans, habitant Villeneuve-le-Roi (94). Sa femme Josefa est aussi sans-papiers. Ils ont deux enfants, tous deux nés en France et y ayant toujours vécu, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans). Toute sa famille (parents, frères et sœurs) ainsi que celle de sa femme sont en situation régulière

Six demandes de régularisation à Créteil. Interpellé le 08/12 contrôle routier gendarmerie sur un péage à Meaux ;

Contact : Thierry Lerch <lerch.thierry@wanadoo.fr>,  tel 06 30 55 66 58

 

APRF du 69  - CRA Saint-Exupéry

Fax  préfecture  04 78 60 49 38    jean-francois.carenco@rhone.pref.gouv.fr,   

 

Mustapha JELIKHI, algérien, est  entré en France en 2007 avec sa femme et ses deux premiers enfants, Taiba 11 ans, et  Djabri 6 ans.  Sophia 3 ans la troisième est née en FRANCE.

 Arrêté le 7 décembre,  lors d’un contrôle d’identité sur la voie publique, il risque l’expulsion car sa demande de régularisation a été rejetée. Technicien supérieur en agronomie, il parle parfaitement français . Ses trois enfants sont scolarisés à Villeurbanne . La plupart de ses frères et sœurs vivent hors d’Algérie, en situation régulière.

 

APRF de la Vienne  - CRA de Palaiseau (91)

Fax préfecture 05.49.88.25.34  Préfet : bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet : jean-philippe.setbon@vienne.pref.gouv.fr

David AMIROV est Yézide de nationalité… en discussion : le consulat de Géorgie a refusé de le reconnaître, celui de Russie ne s’est pas prononcé. Cela ne l’empêche pas d’être emprisonné au CRA de Palaiseau, à 300 km de sa famille depuis 22 jours. Naïrat, sa femme est de confession musulmane. Le mariage mixte n’a pas été accepté par sa famille. Ils vivent à Poitiers depuis trois ans. Les deux enfants, Elena (10 ans) et Abram ( 8 ans) attendent leur père. Elena, inconsolable, a écrit une lettre au maire de Poitiers lui demandant pour tout cadeau de Noël le retour de son papa.

Inadmissible et illégal, n’en déplaise au Conseil d’État

Objet : [Mobilisation] rassemblement

"Hébergement sous tentes des demandeurs d’asile  Inadmissible et illégal"
Appel à rassemblement : Place du Palais-Royal lundi 20 décembre 2010 à 18 h
Nous refusons que celles et ceux qui ont subi des persécutions dans leur pays soient traités avec un tel mépris une fois arrivés en France. Nous sommes très inquiets que le Conseil d’État, en principe gardien de la légalité, légitime une politique illégale de dissuasion.
Voilà pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui partagent notre révolte à un rassemblement devant Conseil d’État, à l’occasion duquel devra aussi être reposée la question d’ensemble de la protection, dans laquelle les tricheries en matière d’accueil et d’hébergement sont un symptôme parmi d’autres d’une volonté plus générale d’abandon à leur sort des persécutés de la part de la France et de l’Europe.

Etranger sous tentes 20 12 à 18h.pdf
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RESF à Hortefeux, suite à sa demande de rencontrer RESF...

 En PDF: la lettre envoyé par RESF à Hortefeux, suite à sa demande de rencontrer RESF...
Elle peut certainement et utilement être diffusée largement...

Lettre - Hortefeux- RESF 17 12 10.pdf
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15 décembre 2010 - Manifestation virtuelle contre la loi Besson

Non à la banalisation de l'enfermement des enfants en centre de rétention!

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LoiBessonChroniquesEnfantsCIMADE 15 12 1
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AME: 30 € !

PARIS, 14 déc 2010 (AFP)

Les bénéficiaires de l'Aide Médicale d'État (AME, pour les étrangers sans papiers et à faibles ressources) devront payer un droit d'entrée de 30 euros, selon les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) qui s'est achevée lundi soir, a-t-on appris de source parlementaire.

La CMP (sept députés et sept sénateurs) est donc revenue à la version de l'Assemblée nationale pour cette mesure du projet de budget 2011.

Ce sont en effet les députés UMP qui avaient instauré notamment un droit d'entrée de 30 euros.

Puis le Sénat avait décidé, contre l'avis du gouvernement, de supprimer le forfait de 30 euros d'entrée dans l'AME.

Sur ce point et quelques autres, le Premier ministre François Fillon avait réclamé le retour à la copie votée par l'Assemblée.
st/frd/jcc

Brice Hortefeux sévit !

 

PARIS, 13 déc 2010 (AFP). Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a appelé lundi à la fermeté les préfets réunis place Beauvau, leur demandant d'"amplifier" les expulsions de sans-papiers d'ici la fin de l'année et à être "plus offensifs" dans la lutte contre la délinquance. Rappelant que sur un objectif de 28.000 reconduites à la frontière en 2010, 25.511 sans papiers avaient été expulsés durant les onze premiers mois, Brice Hortefeux a demandé aux représentants de l'Etat de mettre "à profit les dernières semaines qui viennent pour accentuer l'effort". "Je veillerai personnellement à vos résultats et j'inviterai à me rencontrer ceux qui connaissent le plus de difficultés", a insisté le ministre lors d'une réunion Place Beauvau. En matière d'immigration, "la France a le droit de choisir", a-t-il dit.
Il a indiqué "quatre actions opérationnelles locales": l'utilisation de toutes les places disponibles dans les centres de rétention administrative, une gestion active de la demande d'asile, la poursuite de la lutte contre le travail clandestin et l'éloignement des délinquants condamnés à une peine d'interdiction du territoire.
La France a amplifié depuis fin juillet les reconduites de Roumains et Bulgares dont une proportion, non chiffrée, sont revenus sur son territoire, selon des associations. En trois ans, 106.000 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits dans leur pays d'origine, selon le ministre. Brice Hortefeux a appelé les préfets à "être beaucoup plus offensifs encore dans la lutte contre la délinquance", et leur a demandé de "communiquer davantage". Il faut "lutter contre les formes d'insécurité du quotidien qui sont anxiogènes pour nos concitoyens", comme la "mendicité agressive", la lutte contre les réseaux de prostitution ou "l'occupation illicite des halls d'immeuble".
"Communiquez sur les opérations menées et allez sur place en constater les résultats (...)! Pensez à la PQR (ndlr: Presse quotidienne régionale) mais aussi à la radio et aux réseaux sociaux", a incité Brice Hortefeux. Les préfets ont récemment reçu un mode d'emploi de Facebook.
Tout en affirmant que "2010 devrait s'inscrire comme la 8e année consécutive de baisse de la délinquance", le ministre a regretté que "dans un grand nombre de départements", "les résultats ne soient pas au rendez-vous". Parmi les points noirs il a cité "les cambriolages des résidences (...) repartis à la hausse avec +0,7% (au cours des) dix premiers mois de l'année" et les "violences aux personnes (qui) restent le talon d'Achille" de la politique sécuritaire.
Le ministre a insisté sur la lutte contre les violences scolaires et dans les transports en commun, et la nécessité de "démanteler les bandes".
La vidéosurveillance reste une priorité, selon lui, avec 30 millions d'euros pour financer 8.300 caméras, avec l'objectif de 45.000 caméras sur le territoire fin 2011.
Il a menacé de "conditionner" les versements du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) à la mise en place par les communes de conseils de prévention de la délinquance prévus par la loi de 2007. "Il est anormal qu'une soixantaine de communes de plus de 10.000 habitants ne respectent pas la loi et n'aient pas installé des conseils locaux de prévention de la délinquance", s'est insurgé Brice Hortefeux devant les préfets réunis place Beauvau.
ao-ng/jag/ei

Enfin, prête à être imprimée et diffusée : la brochure

"Bonjour, 15 jours !"
Comptes rendus d' audiences de personnes sans papiers devant le juge des libertés (35bis)

Palais de justice de Paris, été 2010

Si nous avons tenu à publier ces récits d’audiences c’est qu’ils démontrent que le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) n’est pas comme certains le laissent entendre le «garant des libertés», ni le symbole d’une justice «indépendante » et «impartiale», comme ne le sont pas non plus les juges des autres juridictions. Il est en revanche ce qui permet à l’Etat de donner par le droit une caution aux expulsions. Or, le problème n’est pas que des personnes soient expulsées dans un cadre légal ou constitutionnel, mais le fait même que ces personnes soient expulsées.
[Gisti-presse; 8/12/10]

brochurebonjour15j[1].pdf
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"Les immigrés sont une excellente affaire pour l’Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites."

02.12.2010

Communiqué de Médecins du Monde

Mayotte, le 3 décembre 2010

 

Mayotte : arrestation à côté d’un centre de soins de Médecins du Monde

 

Médecins du Monde fait part de son inquiétude après l'arrestation d'un bénévole sans papiers de l’association survenue ce vendredi 3 Décembre à Majikavo Koropa.

 

L'arrestation est survenue à coté (maison contigüe) du centre de soins pédiatriques de Médecins du Monde, ouvert depuis plus d’un an dans ce bidonville.

Un officier de la Police de l'Air et des Frontières (PAF) en civil, était en faction devant le centre et ne s'est présenté comme agent de la PAF qu'au moment de l'interpellation.

Alors que le 8 mars 2010, Monsieur le Préfet nous avait assuré par écrit que les centres de soins et les écoles notamment étaient des lieux "protégés", Médecins du Monde s'inquiète que de telles actions rejaillissent sur ses activités et ses patients. En particulier, la crainte d’être arrêtées pourrait décourager les mères d'amener leurs enfants se faire soigner dans les centre de MdM.

Nous exprimons notre colère devant de tels agissements qui ne font que mettre en péril nos personnels, la santé des enfants de Mayotte et la santé publique en générale.

 

Médecins du Monde dénonce en particulier l'exploitation qui est faite des lieux fréquentés par les enfants (présence des forces de l'ordre lors d'une manifestation pour les droits de l'enfant à Combani le 20 Novembre, arrestation devant les écoles, arrestation devant le centre de soins de MDM) pour soutenir une politique d'expulsion.

 

Le Cabinet de Monsieur le Préfet déclare que "l'arrestation s'est passée dans les règles" et confirme l’expulsion à venir de notre bénévole, considérant donc que dorénavant ni les centres de soins ni les écoles ne seront plus des lieux sanctuarisés.

 

Médecins du Monde s'inquiète de ces dérives qui menacent l’accès aux droits et aux soins des enfants.

Contacts presse :

 

Mayotte : Patrick Villedieu : 06 39 69 61 61

Medecinsdumonde.mayotte@yahoo.fr

Paris : Florence Priolet, Solenn Assathiany : 01 44 92 -14 31 /14 32 ou 06 09 17 35 59

www.medecinsdumonde.org


Mom

Collectif Migrants Outre-mer
www.migrantsoutremer.org

 

 

"En cas de saturation…  prioriser le public de droit commun"…
Source : « Les sans-papiers refusés dans les centres d'hébergement »,
REUTEURS France, dimanche 28 novembre 2010, 21h5

"C'est eux qui le disent : du jamais vu !"

APPEL A L AIDE DES RETENUS DE VINCENNES

mercredi 24 novembre 2010

Nous, les sans-papiers du centre de rétention de Vincennes appelons à l’aide car en plus de l’expulsion injuste qui nous attend, les policiers nous maltraitent. En effet, toutes les nuits et même pas à heures fixes, il y a un appel de nos noms par le haut-parleur qui nous oblige à nous réveiller en plein sommeil (ça fait bien rire les policiers). Certains d’entre nous ont des blessures ou des maladies et on nous refuse tout accès aux soins médicaux. Qu’on ait des problèmes reinaux, intestinaux ou des maux de tête, c’est Dafalgan et « Va dormir ! » pour tout le monde. Nous n’avons ni écoute, ni négociation par rapport à des gens qui ne devraient pas être ici. Par exemple, l’un d’entre nous est depuis 24 ans en France. On veut parler avec des responsables de nos situations et savoir pourquoi nous sommes emmenés directement de la garde à vue du commissariat au centre de rétention sans voir un juge. Nous appelons les Français à se rassembler devant le centre de rétention ou à faire des actes de solidarité dès ce mercredi à 20 heures et tous les soirs qui suivront pour nous donner du courage à l’intérieur. Nous sommes en lutte et observons presque tous une grève de la faim. Pour nous joindre (cabine dans le centre, demander Roger): 01 45 18 12 40, 01 45 18 02 50 L’association SôS soutien ô sans-papiers entend être un outil au service des sans-papiers enfermés afin qu’ils puissent faire entendre leur voix. SôS appelle à la poursuite de la mobilisation au centre de Vincennes et dans tous les autres centres de rétention en France et en Europe. Fermeture immédiate des centres de rétention Des papiers pour tous Libre-circulation... SôS

"Clic"= la Loi Besson au jour le jour!
"Clic"= la Loi Besson au jour le jour!

"Remettre en cause l'AME, c'est dangereux et stupide parce que ni les virus ni les microbes, ni les maladies pandémiques ne choisissent ceux qui ont des papiers ou pas. C'est d'une débilité profonde. S'attaquer à l'AME est un véritable scandale", a insisté Roland Muzeau (PCF).

Les étrangers sans papiers devront payer pour être soignés: article du 2 novembre 2010...

Aprés la fin de l'hébergement en hôtel pour un certain nombre de personnes évacuées de la MEEAO, une réunion a eu lieu à la mairie avec des ex-résidents MEEAO, des élus la LDH 12é et des soutiens.

Il a été décidé d'organiser un rassemblement devant la préfecture de région (17 Bd Morland 75004 Paris) jeudi 28 octobre à 8h45 pour soutenir la délégation qui a rendez-vous avec le cabinet du préfet de région pour demander la poursuite des hébergements et le relogement ultérieur.

La présence de tous ceux qui sont disponible est nécessaire pour appuyer les légitimes revendications de nos camarades évacués de la MEEAO.

CONTRE LA LOI BESSON

GRANDE MANIFESTATION le samedi 16 octobre...
Le collectif UniEs Contre l'Immigration Jetable (UCIJ)  appelle à se rassembler à proximité de l'Assemblée Nationale pour exprimer notre refus du projet de loi Besson qui s'il était adopté précariserait encore plus les immigrés en France.
Au moment où les déclarations racistes de membres du gouvernement et de responsables de la majorité se multiplient, au moment où de partout en Europe et dans le monde des condamnations du gouvernement français pleuvent, il est important de ne pas laisser sans réaction le début des débats parlementaires sur ce projet de loi.
L'UCIJ salue toutes les manifestations en France, qui se tiendront ces jours ci et appelle à faire du samedi 16 octobre une grande journée de solidarité avec les immigrés et de dénonciation de la politique gouvernementale et de ce projet de loi.

Assemblée-immigration-gouvernement
    Immigration: l'Assemblée donne son feu vert en commission au projet Besson

    PARIS, 16 sept 2010 (AFP) - L'Assemblée a donné son feu vert en commission, dans la nuit de mercredi à jeudi, au projet de loi relatif à l'immigration qui étend les motifs de déchéance de nationalité aux Français naturalisés meurtriers de policiers et gendarmes, a-t-on appris de source parlementaire.
    Cette disposition, qui a fait l'objet d'un amendement du gouvernement, découle du discours de Grenoble du président Sarkozy fin juillet.
    Après des violences urbaines qui avaient embrasé le quartier de la Villeneuve, le président de la République avait préconisé la déchéance de la nationalité pour les personnes d'origine étrangère auteurs d'agressions contre des représentants de la force publique.
    Selon le texte adopté en commission, les "mariages gris" - définis comme des unions fondées sur une tromperie volontaire d'un étranger aux dépens d'un conjoint abusé dans sa bonne foi - seront dorénavant punis par sept ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.
    Sur proposition du rapporteur Thierry Mariani (UMP), et contre  l'avis du gouvernement, il a aussi été décidé que lorsqu'un étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà des délais, il lui sera notifié une interdiction du territoire "sauf raison humanitaire".
    M. Mariani a fait également adopter un amendement visant à "mieux encadrer" les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire accordée en raison de "l'état de santé" afin d'éviter un coût "déraisonnable au système de santé français".
    Cette disposition vise à annuler les effets d'une jurisprudence du Conseil d'Etat - 7 avril 2010 - qui, selon le législateur, tendrait à accroître la venue en France d'étrangers souhaitant bénéficier d'une prise en charge médicale.
    Afin d'éviter de sanctionner des employeurs "de bonne foi" d'étrangers sans titre de séjour, le projet décide aussi, sur proposition de M. Mariani, qu'ils ne soient pas poursuivis sur le plan pénal pour des recrutements illégaux "du seul fait du comportement des salariés concernés".
    Le projet de loi défendu par le ministre de l'Immigration Eric Besson est le cinquième sur l'entrée et le séjour des étrangers en sept ans.
    Il sera examiné en première lecture à l'Assemblée à partir du 28 septembre, avec un temps programmé de 30 heures.

A l'occasion de la sortie du livre "Chroniques de rétention - 2008/2010", ouvrage collectif écrit par les intervenants de la Cimade, les éditions Solin - Actes Sud et la librairie Le Divan vous invitent à une rencontre autour de la questions des sans-papiers avec Eve Chrétien, Rafael Flichman, Annette Huraux et Clémence Viannaye de la Cimade - Michel Feher du collectif Cette France-là - Brigitte Cerf de RESF. Le jeudi 14 octobre à 19h30 à la librairie Le Divan, 203 rue de la Convention 75015 Paris.

A la faveur de la crise, étrangers vaches à lait ?
Un décret [1 <http://www.gisti.org/spip.php?article2036#nb1> ] du 24 juin 2010 passé presque inaperçu du public a considérablement alourdi les taxes spécifiques dues par les étrangers en situation régulière en France lorsqu’ils ne sont pas ressortissants d’un pays de l’Union européenne.

Ainsi, sauf exceptions :

  • Pour une première carte de séjour délivrée au titre de la « vie privée et familiale », cette taxe passe de 300 € à 340 € (soit une augmentation de 13%). Elle est attribuée à environ 80 000 personnes chaque année.
  • Pour les renouvellements annuels ou délivrances de duplicata des cartes de séjour temporaire de tous types, elle passe de 70 à 110 € (c’est-à-dire + 57%). Ceci concerne presque 500 000 personnes chaque année.
  • Alors que jusqu’à présent la carte attribuée pour raisons médicales « d’une gravité exceptionnelle » était délivrée en exonération de toute taxe, son renouvellement coûte désormais 110 € .

Comme l’accès à une carte de résident de 10 ans est actuellement laissé dans la plupart des cas à l’appréciation du préfet, et que du coup ce sont surtout des cartes d’un an qui sont délivrées, la majorité des étrangers en situation régulière doit payer chaque année 110 € pour le renouvellement de son titre.

Ce sont ainsi au total 21 millions d’euros de plus chaque année qui vont rentrer dans les caisses de l’État du fait des nouveaux montants des taxes sur les titres de séjour.

A ces taxes spécifiques s’ajoutent bien entendu les autres taxes ou impôts dûs par tous les habitants du pays.

Une fois de plus, le gouvernement va chercher de l’argent chez les plus pauvres et les plus précaires.

30 août 2010

12 août 2010:

Condamnation-partielle 6 de Pau.pdf
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"De l'art de stigmatiser un groupe de Citoyens!"

Courrier des lecteurs dans PARISTRIBUNE:

Le réponse de la Commission Consultative Nationale des Droits de l'Homme:

Déclaration Droits de l'Homme 10 aout 20
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"Et allez! On taxes les pauvres des pauvres, les sans papiers..."

Menace sur l'AME.pdf
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Pouint sur la grève des travailleurs sans papiers au 23 juin 2010:

Témoignages et constat du "désastre" de la politique Française d'immigration:

18 JUIN 2010, 22h... La Bastille c'est fini!

 

"Confronté depuis l’automne à une mobilisation des travailleurs sans-papiers, le gouvernement a accepté hier des "ajustements" qui vont permettre de régulariser peut-être des milliers d’entre eux. Les salariés sans-papiers qui s’étaient installés depuis trois semaines devant l’Opéra Bastille ont donc quitté les lieux cette nuit..."

France Info.

Vendredi 28 mai 2010, 12h:

Depuis la fin de la manifestation de ce jeudi à la Bastille les "Corvéables" sont sur les marches de l'Opéra et ont tenu toute la nuit!

Ils en ont assez de subir le "pourrissement" du gouvernement.

Ils demande une régularisation de leurs situation de Travailleur par le ministère de Mr. Woerth.

JEUDI 27 MAI 2010:

Les travailleur-se-s sans papiers en grève défileront entre le cortège
de la CGT et celui de la FSU.

C'est le moment de tout mettre en œuvre pour peser sur les discussions
en cours et donc de montrer que la mobilisation ne faiblit pas.
Rendez-vous à partir de 13h30 à Denfert Rochereau

Solidarité avec les militants poursuivis par Bouygues

En décembre 2004, un texte qui dénonçait la participation de la société Bouygues aux chantiers des centres de rétention et appelait au lancement d’un mouvement contre l’entreprise, dans le cadre de la campagne anti-rétention qui s’est déroulée de novembre 2004 à avril 2005, était reproduit sur les sites CNT, indymedia, pajol, réseau antipub.
En janvier 2005, la société Bouygues a porté plainte contre la diffusion de ce texte.
Non seulement on poursuit ceux qui luttent pour la fermeture des centres de rétention mais, cinq ans après la campagne anti-rétention, le scandale des centres de rétention et des expulsions s’amplifie puisque dans quelques jours va ouvrir le nouveau centre du Mesnil- Amelot avec ses 240 places dont 40 « réservées aux familles ».
Aujourd’hui, après cinq ans d’instruction, quatre personnes, dont les administrateurs des sites indymedia, pajol, réseau anti-pub, sont renvoyés en correctionnelle, pour avoir commis le délit de « provocation directe, suivie d’effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes ».

Les défenseurs de la cause des sans-papiers, activistes mobilisés contre la politique d’immigration, sont appelés à manifester leur soutien aux personnes inculpées lors du procès qui aura lieu le 11 juin 2010 à 13h à la 17e chambre correctionnelle, Palais de Justice de Paris, bd du Palais 75001 Paris (métro Cité)

Une soirée de soutien aux inculpés et de mobilisation est organisée

le 1er juin 2010 à partir de 19h

au CICP 21 ter rue Voltaire Paris 11ème (M° rue des Boulets)

Deux débats (immigration et rétention, liberté d’expression et internet) seront suivis d’une projection de films (Balade au bois, des extraits de films sur les centres de rétention en Europe, un extrait de Woomera 2002). Les débats réuniront entre autre : Philippe Aigrain (Quadrature du Net), Jean-Pierre Alaux (Gisti), Bahija Benkouka (9ème collectif de sans papiers), Emmanuelle Cosse (Vice-Présidente Région Ile-de-France), Hervé Le Crosnier (Université de Caen), Claire Rodier (Migreurop), Jean-Marc Manach (journaliste, Big Brother Awards), Irène Terrel et Stephane Maugendre (avocats).

Le collectif de vigilance Paris 12 sur les droits des étrangers-RESF
 vous invite à une conférence débat
 
A partir du livre "Douce France"
Rafles rétentions, expulsions  .
“Douce France” ou xénophobie d’Etat ?   

 

Avec  Olivier Le Cour Grandmaison ,

Historien, enseignant à l’université d’Evry, Coordinateur du livre « douce france » (Seuil). Dernière parution “La République impériale”. Politique et racisme d’État, (Fayard)

Mercredi 19 Mai 20h  à la Mairie du XII -
130 avenue Daumesnil


Le livre "Douce France" explore la politique migratoire indigne menée par le gouvernement. Le projet de loi " relatif a l’immigration, à l’intégration et à la nationalité" va encore plus loin dans l’ignominie . Sous prétexte de mettre la législation française en conformité les directives européennes il vise a instaurer un régime d’exception pour les étrangers. Au-delà d’une simple régression des droits il va créer de véritables zones de non-droit. olivier Le Cour Grandmaison n’hésite pas qualifier cette politique de xénophobie d’État.

Une autre conscéquence de la politique actuelle:

Action collective

Non aux contrôles discriminatoires des vieux migrants sous couvert de lutte contre la fraude
Le collectif « Justice pour les chibani-i-as <http://www.chibanis.org/>  » et les associations signataires dénoncent l’acharnement croissant de certaines caisses de retraite, caisses d’allocations familiales et administrations fiscales vis-à-vis des vieux migrants démunis... (la suite sur le site en cliquant sur le petit visuel).

30 mars 2010:

LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE OCCUPENT L‘AGENCE « ACTIV’INTERIM ».

NOUVELLE ACTION DE LA CAMPAGNE "RACKET SUR LES TRAVAILLEUR-E-S SANS-PAPIERS.

OCCUPATION D'UN POLE EMPLOI A PARIS 20ème

 

CE MARDI 30 MARS, depuis 14 h 15, plusieurs syndicats, associations, Collectifs de Sans-Papiers (CSP)(Droits devant!!, ATMF, ATTAC, SUD TRAVAIL, SOLIDAIRES, SNUTEFI FSU, C.S.P. 17ème, 93, Vitry, rue Baudelique...) vont occuper un centre Pôle Emploi(anciennementASSEDIC - ANPE) pour dénoncer à nouveau le racket dont sont victime les travailleurs et les travailleuses sans-papiers.

Il est inacceptable que ces travailleurs qui cotisent ne puissentbénéficier des allocations de chômage lorsqu'ils sont licenciés (par milliers depuis le décret Hortefeux de juillet 2008)et se retrouvent sans aucune ressource après avoir été expulsés du territoire.

 

Nous voulons également que M. CHARPY, Dr général de Pôle Emploi, ainsi que M. WAUQUIEZ, ministre de tutelle,s'expliquent sur les ordres donnés à des agents de Pôle emploi de vérifierl'authenticité des identités, afin d'exclure les travailleur-e-s sans-papiers de l'inscription à Pôle Emploi.

Par cette nouvelle action, qui prolonge celles menées envers 10 Consulats, à l’URSSAF, à la CNAV , aux IMPOTS, à BERCY, à l'O.I.T., nous interpellons le gouvernement pour exiger la régularisation globale des travailleurs sans-papiers et un accès aux allocations de retour à l’emploi conforme aux droits de tous les travailleurs.

POINT PRESSE

A POLE EMPLOI

20, RUE VICQ D'AZIR

PARIS 20ème Mo : Colonel Fabien  

 Soirée de soutien à la mairie de Bobigny

(salle Pablo Neruda)

Vendredi 02/04,de 19h à minuit

Repas (200 places), débats et musiques.

 

 

8, RUE DE L'ERMITAGE

Bus 26, M° Jourdain(11) et Mesnilmontant(2)

Journée spéciale "immigration" sur France Inter ce mardi 30 mars 2010: Clic = programme du jour

 

Un site à voir:

 

La Fédération de Paris du MRAP participera au cercle de silence organisé pour protester contre l'ouverture d'une nouvelle prison pour étrangers au Mesnil Amelot. Nous invitons tous ceux qui refusent la politique inhumaine de Besson Sarkozy envers les étrangers sans papiers à se joindre à nous. Voir plus bas ce qu'en a dit la CIMADE

Appel pour un exceptionnel cercle de silence

devant le camp du

 Mesnil-Amelot 2

le lundi 29 mars à 13h 30


Le cercle de silence devrait se dérouler devant le nouveau centre de rétention.

Le rendez-vous au Mesnil aura lieu sur la place de la Mairie. Le centre se trouve à  moins de 10 minutes à pied.

NON A L'OUVERTURE D'UN CAMP D'INTERNEMENT DES ETRANGERS !

Clic = PETITION
Clic = PETITION

Médiapart, 27 mars 2010:

"De Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, à Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, les propos à tonalité raciste ou stigmatisant les immigrés, issus de responsables de la majorité présidentielle, n'ont pas manqué ces derniers mois. Mis bout à bout, ils constituent un ensemble cohérent aux limites de la légalité. Plutôt qu'une suite de dérapages, ces déclarations témoignent d'une véritable rupture à droite."

27 mars 2010: Horrible!

Clic = article "Malade du sida et sans-papiers, il est arrêté en préfecture"

De la part des "CITOYENS DU MONDE":

La Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés (1951) et son protocole de 1967 impose aux États de ne pas refouler:
<https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=1579823&Site=CommDH#P180_46205>

une personne qui craint légitimement d'être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social particulier ou de ses opinions politiques, vers un pays où elle ferait l'objet d'une telle persécution (article 1A). L'article 3 de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) et l'article 3 CEDH interdit le retour forcé de toute personne vers un pays où elle court un risque substantiel d’être victime de torture (et, dans le cas de la Convention européenne des droits de l'homme, également de peines ou traitements inhumains ou dégradants). L'incrimination, dans le cadre de la procédure d'octroi de l'asile, des actes qui ont permis l'entrée sur le territoire de l'intéressé, puis l'incrimination de son séjour sur le territoire une fois la demande rejetée ont pour effet cumulé (outre le fait que les réfugiés et les demandeurs d'asile sont trop souvent présentés dans les médias comme des « délinquants ») de rendre la situation des réfugiés et des demandeurs d'asile particulièrement fragile et de les exposer à des sanctions pénales.
*d. La rétention administrative*

AUSSI:

Nous devrions tous être en prison!

B. M.
Délit de solidarité/ - La CNCDH (Commission nationale consultative de défense des droits de l’homme) invoque la clause " humanitaire " pour les sans papiers. Elle a demandé au ministre de l’Immigration de réformer, par la loi et sans ambigüité, le " délit de solidarité " contrevenant, selon elle, au droit européen en prévoyant dans l’article 622/1 - du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dit CESEDA - une peine de 5 ans de prison et de 30 000 euros d’amende pour toute personne aidant à la circulation ou au séjour irrégulier des étrangers.

RESF: URGENT ET IMPORTANT

26 mars

La Convention Internationale des droits de l’enfant demande aux états signataires d’agir en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant.

« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. » Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.

La chasse au père de famille se poursuit avec acharnement,

"pas de sentiment, pas d’humanité".

exemples en danger d’expulsion:

Mahamadou B, père de famille malien de Drancy (93), sera-t-il séparé de force de sa femme et de ses trois enfants ?

 

M. Mahamadou B, né au Mali le 07 juin 1981 et demeurant à Drancy (93) a été arrêté le 19 mars à Paris, sur son lieu de travail dans le 5ème arrondissement, il a fait l’objet d’un APRF et a été transféré au Centre de rétention de Vincennes le 20 mars à 13h. Il est menacé d'expulsion dans les jours qui viennent

M. Hanifi K, maçon, père de 3 enfants nés à Avignon et scolarisés à Avignon, en grand danger d’expulsion.

M. Hanifi K, enfermé au centre de rétention de Marseille depuis maintenant 9 jours, a été arrêté à la suite d’un banal contrôle routier.

Un père de famille franco-algérien du 95  sera t-il expulsé ce 28 mars ! ?

 

NAILI D, né en Algérie, en rétention au CRA du Mesnil Amelot, est sous le coup d'un aprf de la Préfecture de Police de Paris, suite à une interpellation à Barbes (18e).  

Lui, sa femme et son fils sont arrivés en France le  27/03/2007, depuis un second enfant est né sur le territoire.

Il a fait une demande d'asile en 2007, qui a eté rejetée en 2008,  rejet confirmé par la CNDA.

En Algérie, il travaillait comme magasinier du restaurant universitaire. Quatre personnes sont venues lui demander les clefs du magasin. Il ne les a pas données. Ces personnes ont menacé de battre son fils. Du coup, M. N. a arrêté d'envoyer son fils à l'école pour le protéger.

Ensuite ces personnes ont brulé sa voiture puis sont venues le menacer chez lui. Il a alors demandé un visa et est venu se refugier en France auprès des siens.

Il a travaillé comme peintre en bâtiment et son patron a engagé des démarches sans succès pour obtenir sa regularisation.

Clic = pour réagir auprès des instances gouvernementales
Clic = pour réagir auprès des instances gouvernementales

25 mars soir

Ce soir Guilherme (libéré samedi par le JLD) se désespère en rétention. Florence et les gosses se rongent les sangs chez eux. Une gamine qui passait prendre sa copine Exaucée ce matin chez Guilherme, s’est retrouvée face aux flics et face à un revolver. Choquée ! elle a dix ans ! Les parents d’élèves qui ont essayé de s’interposer se sont fait brutalement chasser (certificat médical à l’appui)...

Clic = Article
Clic = Article
Société 25/03/2010 à 16h02

Travailleurs sans-papiers: «Il faut que les grosses entreprises cessent d’être hypocrites»

 

Un chantier occupé par des sans-papiers


25/03/2010: 13:36

Un groupe de sans-papiers a lancé l'occupation d'un chantier à Paris, afin de réclamer leur régularisation.

Une soixantaine de manifestants ont fait irruption dans les anciens entrepôts des Galeries Lafayette, un groupe d'immeubles situé dans le 9e arrondissement, rénovés par Bouygues.

Parmi les manifestants, il y a 62 salariés sans titre de séjour, pour la plupart employés de la société de démolition Adec, basée à Courbevoie et sous-traitant de Bouygues sur ce chantier, ainsi que sur celui de la Tour First à La Défense, de l'OCDE et de l'ambassade des Etats-Unis, autant de lieux officiels qui ont été rénovés par des salariés sans papiers, selon la CGT.

"Il faut que Bouygues fasse comme les autres, arrête l'hypocrisie et de tourner autour du pot. Nous sommes engagés dans une démarche avec d'autres employeurs, il faut qu'eux-aussi s'asseoient à une table et que la question des formulaires Cerfa (demande de régularisation en préfecture, ndlr) pour les salariés de l'Adec avance", a déclaré Raymond Chauveau (CGT Essone).

"Nous sommes du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. On travaille à la démolition à la main, au chalumeau, etc", ont indiqué deux d'entre eux, Ibrahima, 42 ans et Moussa, 38 ans, arrivés respectivement en France en 2000 et 2004. Auparavant, ils travaillaient à la démolition sur un chantier de rénovation d'hôtel dans le XVIe arrondissement, dont ils ont été évacués en janvier.

 Communiqué du comité de soutien
au piquet de grève de Ranstad, 30 avenue Daumesnil, PARIS 12ème.

Paris, le 24 mars 2010

NON AUX EXPULSIONS !

Régularisation des travailleurs sans-papiers - Mêmes droits pour tous

Nous, associations, collectifs, syndicats, partis politiques du 12ème arrondissement, sommes engagés depuis plusieurs mois aux côtés des travailleurs sans papiers intérimaires occupant les locaux de l’agence Randstad pour les soutenir dans leur combat légitime pour obtenir leur  régularisation.

Ces travailleurs sont en grève depuis septembre 2008 et le piquet Randstad du XIIe arrondissement  30 Avenue Daumesnil  est le piquet historique du mouvement, rejoint depuis octobre 2009 par plus de 6000 grévistes sans papiers.

Or, au mépris de la concertation en cours et des discussions engagées pour permettre de trouver une solution pour chacun, nous avons assisté ce matin à  leur expulsion par la police.

Aujourd'hui, des hommes ayant travaillé pendant des années en France se retrouvent ce soir à la rue en bas de chez nous sans endroit où dormir.

Aujourd'hui, des sociétés d'Interim qui ont honteusement profité de l'exploitation de ces travailleurs précaires font semblant de découvrir la situation en se faisant les collaborateurs zélés de la politique répressive du gouvernement.

Nous demandons à la société Randstadt de rouvrir de toute urgence le local du 30 avenue Daumesnil afin de permettre aux travailleurs sans-papiers de réintégrer leur piquet de grève légitime.

Ils bossent ici, ils vivent ici, ils luttent ici, ils restent ici !

Soyons nombreux pour les assurer de notre protection et de notre combat à leurs cotés. Nous ne pouvons accepter  que ces travailleurs ne soient pas reconnus dans leurs droits.

Organisations du comité de soutien aux travailleurs sans papiers grévistes du 12 : SUD PTT 12, SUD Rail 12, UL_CGT 12, ATTAC 12, Ligue des Droits de l’Homme 12, Commune Libre d’Aligre, Collectif de Vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers-RESF, CNT-nettoyage, PS 12, PC 12, Les Verts

Témoignage; 24/03/10 à 13h.

«Vu et entendu ce matin bvd Daumesnil:

La Police était partie avant midi et avait bouclé le lieu. Une dizaine de grévistes étaient sur le trottoir ou ils avaient entassés leurs effets personnelles. Lorsque la police est intervenue, les gens m'ont dit que de nombreuses personnes sont venues en soutien mais à midi tout le monde était parti sauf 4 membres du comité de soutien et une dizaine de grévistes. Ils attendaient là, que des négociations est lieu pour réhabiliter le piquet... apparemment, selon eux, la CGT est en train de négocier pour que ce piquet en place depuis 18 mois ne soit pas irrémédiablement fermé»

A. L. P. réalisatrice-monteuse

 Lundi 22 mars 2010...

L'immigration s'invite à Sciences Po !

Pour la première fois à Sciences Po, le thème de l'immigration sera à l'honneur;
La semaine de l'immigration se déroule du 22 au 26 mars, avec de nombreux événements organisés chaque jour auxquels vous pourrez tous participer...

Semain Science PO.pdf
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AFP 17 mars 2010:

La découverte de trois travailleurs sans papiers recrutés selon la CGT comme "auto-entrepreneur" à la plonge et en cuisine dans un restaurant chic de la capitale illustre les dérives de ce statut auxquelles le gouvernement avait promis d'être attentif.
Depuis 2008, plusieurs restaurants parisiens ont été forcés d'admettre qu'ils employaient des sans-papiers et se sont engagés à les accompagner dans leurs démarches de régularisation, du Buffalo Grill de Viry-Chatillon (Essonne) à La Tour d'Argent, en passant par le salon de thé Ladurée aux
Champs-Elysées.
La plupart du temps, ces salariés avaient des fiches de paye attestant de plusieurs années d'ancienneté et étaient déclarés.
Mercredi, lors d'une opération coup de poing aux "Jardins de Bagatelle", la CGT a découvert quatre sans-papiers en CDI, mais aussi "trois en extra plus ou moins déclarés et trois auto-entrepreneurs", selon Raymond Chauveau.
Depuis le 1er janvier 2009, chacun peut déclarer le lancement de son entreprise individuelle sous le régime auto-entrepreneur en effectuant une simple déclaration d'activité. Il faut compléter le formulaire d'une page et le renvoyer accompagné d'une photocopie (ou scan) d'un justificatif
d'identité.
Ce statut remporte un vif succès (320.000 auto-entreprises en 2009) mais certains patrons le détournent parfois en l'imposant à leurs salariés, créant une nouvelle forme de précarité.
Ces dérives frappent d'abord les salariés les plus vulnérables, comme des étrangers sans titre de séjour, ou des jeunes, comme l'a raconté jeudi à l'AFP, une étudiante en BTS de 21 ans, Joanna.
Celle-ci, après un CDD d'été dans un cabinet de communication, s'est vu proposer de se mettre à son compte en tant qu'auto-entrepreneur et de facturer ses prestations, plutôt que de continuer à travailler en CDD dix heures par semaine, parallèlement à ses études.

"Nous sommes confrontés à des situations où des employeurs demandent à leurs salariés de s'installer à leur compte, en tant qu'auto-entrepreneurs, et de continuer à travailler pour eux", a relaté récemment à l'AFP Jean-François Delost, responsable de la législation à l'Urssaf d'Amiens.

Le chef d'entreprise n'a alors plus à payer de cotisations sociales, tandis que l'ex-salarié peut travailler pour lui autant d'heures qu'il le souhaite.
Mais il perd toutes les garanties attachées au contrat de travail, comme les congés payés, et l'employeur peut rompre à tout moment le contrat de prestation de services qui les lie, le privant ainsi de revenus.

PARIS, 17 mars 2010 (AFP) - 16h18

Manifestation devant le siège du PS pour la régularisation des sans-papiers

Un millier de personnes se sont rassemblées mercredi devant le siège du Parti Socialiste à Paris pour réclamer la régularisation des sans-papiers, a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants, qui étaient 700 selon la police et 2.000 selon les organisateurs, répondant à l'appel de plusieurs collectifs et associations, se sont réunis dans le calme rue de Solférino. Une délégation a été reçue par des responsables socialistes. "Notre présence ici n'a rien à voir avec le succès du PS aux élections de dimanche", a dit Djibril Diaby, responsable du Comité sans-papiers 75. "Nous sommes ici car nous faisons le tour de tous les sièges de tous les partis et de toutes les préfectures". "Nous sommes déjà allés devant des préfectures, le siège de l'UMP, nous prévoyons d'aller devant le siège d'autres partis. Notre but est de sensibiliser la population française au sort des sans-papiers", a-t-il ajouté. "Notre manifestation a été autorisée par la Préfecture de police". Les organisations de soutien aux sans-papiers prévoient d'organiser une marche, fin mai, entre Paris et Nice, dans le même but, a précisé M. Diaby. Alors que la délégation était reçue au siège du PS les manifestants, Noirs dans leur immense majorité, scandaient des slogans comme "J'y suis, j'y reste. Je ne partirai pas!" ou "Nous ne sommes pas dangereux!"

Clic = article du Monde
Clic = article du Monde

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, mercredi 17 mars, des peines de prison ferme allant de huit mois à trois ans à l'encontre des dix prévenus au procès de l'incendie en 2008 du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes. Le parquet avait requis des peines allant de six mois à trois ans ferme et les avocats des dix prévenus avaient déjà indiqué qu'il feraient appel de la décision si une relaxe générale n'était pas prononcée...

Ce mercredi 17 mars sera prononcé le verdict du procès des 10
"sans papiers" accusés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes.

RENDEZ-VOUS AU TGI (La cité) 16em chambre à 13h30!

"...L'Etat est-il dans son rôle quand il coopère avec ce même patron pour traquer un sans-papiers ?
Quelle loi fait-il respecter alors ? La loi de la République ? Non !"

Le

«patron voyou

et le sans-papiers éjectable»

Ou comment se débarrasser, avec l’aide de la police, d’un salarié sans-papiers devenu encombrant suite à un accident du travail...

Ouvrez le fichier PDF suivant SVP: 

Communique_Ibrahima.pdf
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Clic = article
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Salariés sans-papiers : Besson snobe un appel du patronat

Par François Krug | Eco89 | 12/03/2010 | 20H14

Clic = la suite
Clic = la suite

Lettre ouverte au Président de la République

Voici le texte paru dans Libération daté du 10 mars 2010 :

Monsieur le Président de la République,

Peut-être le savez-vous, aujourd’hui, le film « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !» réalisé par le collectif des cinéastes pour les « sans-papiers » va sortir dans plusieurs centaines de salles en France...

La Ronde Infinie des Obstiné-e-s ne tournera pas sans vous !

Salif Mandela Djiré

Enseignant-chercheur à l'Université Paris 8

Département d'Anthropologie - UFR Territoires Environnements Sociétés

M. Salif Mandela Djiré, enseignant chargé de cours au département d'Anthropologie de l'Université Paris 8 (UFR « Territoires, Environnements, Sociétés ») vient de recevoir une Obligation à Quitter le Territoire Français (OQTF) applicable au 19 mars 2010.

Etudiant en Droit à Paris 8 depuis 2001, puis en Anthropologie depuis 2002, il a brillamment soutenu sa thèse d'Anthropologie le 3 avril 2009.

Ce cas est exemplaire pour de nombreux chercheurs frappés d'une OQTF dès qu'ils ont soutenu leur thèse.

Nous vous demandons de lever cette mesure injuste et scandaleuse.

Voici donc la raison de la visite au 8, rue du Regard ce lundi 8 mars 2010

Clic sur la photo = lien vers la pétition

BINTOU

maman malade d'une petite fille qui risque l'excision en cas de retour au Mali,

menacée d'éloignement malgré son CDI en France...

La suite de la situation par le MRAP
Bintou, Maman...08 03 10.pdf
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Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette double violence.

La Cimade lance une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et appelle chacun d'entre vous à y participer.

Clic = Site de ACHAC
Clic = Site de ACHAC
L'événement de ce mois de février : l'exposition inédite Paris 150 ans d'immigration (1860-2010).
Cette exposition, réalisée par le groupe de recherche Achac en partenariat avec la Mairie de Paris, retrace pour la première fois l'histoire des immigrations à Paris et dans sa région, de 1860 à nos jours. Une histoire jusqu'à présent méconnue et pourtant pleinement constitutive de l'identité et de la diversité de la ville aujourd'hui.
Depuis le 8 février, 17 totems composés de textes et d'images sont disposés tout autour de l'Hôtel de Ville, répartis sur trois périodes chronologiques : de 1860 à 1920 (sur le parvis de l'Hôtel de Ville), de 1920 à 1975 (rue de Rivoli), et de 1975 à 2010 (rue Lobau).

 

6 mars de 17 à 22h Soirée organisée par Femmes Egalité à la salle Olympe de Gouges Paris XI° au profite des grévistes (Théatre + repas ) 10 Euros/pers.

 

Samedi 6 mars à 17 heures, devant le 146, boulevard de Ménilmontant, 20e, métro Ménilmontant, concert de soutien de la Cumbia Solidaria et collecte pour les grévistes de Multipro.
Le concert sera suivi d'un apéro solidaire devant l'agence occupée. Othman 11e

Conférence-débat avec Jérôme Valluy

Professeur de science politique à l’Université de Paris 1

Suivie de la projection, en présence des réalisateurs, du film

Étranges étrangers

de Marcel Trillat et Frédéric Variot


Samedi 6 mars, 14 h, salle Jean Dame, 17-25 rue Léopold-Bellan

métro Sentier

Xénophobie d'état - 6 mars 2010 MRAP.pdf
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Le dossier de cette semaine est consacré à RESF, le Réseau Éducation Sans Frontières qui défend la cause des familles sans papiers d’enfants scolarisés depuis 2004. Grand dossier préparé par Ingrid Merckx.

3 MARS 2010 IMPORTANTE JOURNEE DE MOBILISATION.

- à l'EHESS ( au 54)  de 17h30 à 19h30, autour de 2 livres

- à l'ENS ( 29, rue d'ULM) à partir de 20h
(Pour les RESF, il y a aussi une réunion de réflexion sur action à l'EDMP)

 

Clic = programme etc...
Clic = programme etc...

 

LE PREMIER MARS 2010 :
AGISSONS EN CESSANT

DE CONSOMMER

ET/OU

DE TRAVAILLER.

Clic = article
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Articles sur la manifestation de ce samedi 27 février

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Clic = Médiapart
Clic = Médiapart

IMPORTANTE MANIFESTATION LE 27 FEVRIER!

pour la suppression du ministère de l'identité nationale et de l'immigration. 15h, Place de la Bourse à Paris.

Mais aussi:

à Donzère (26290). Marche pour la dignité sur la mairie d’Éric Besson pour la suppression du ministère de l’Identité nationale, contre cette politique de l’immigration et le traitement infligé aux sans-papiers.

Clic = Site Anti-coloniale
Clic = Site Anti-coloniale

 

 

Le site de "LA SEMAINE ANTICOLONIALE" 5ème édition!

PARISIENNES, PARISIENS!

De la part de la Ligue des Droits de l'Homme Paris XXème:

Appel à venir le mercredi 24 février à 17H30 place de

la Nation suite à l'agression violente d'un "commando" dans le XXème l'orsque les grèvistes voulaient avoir leurs CERFAs ce Jeudi 18 février.

 

(angle rue Faubourg Saint-Antoine et Boulevard Voltaire).

Ci suit le communiqué de presse officiel:

Communique LDH 20-20fev.pdf
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Vert XXème 22 02 2010.pdf
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Témoignage de Marie 22 02 2010.pdf
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AGRESSION...

Citoyens mettez les "SOUS VOTRE PROTECTION"!

AGRESSION CONTRE LES GREVISTES DE MULTIP
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TEMOIGNAGE:

"32 grévistes du BTP au 144 Av Menilmontant. Vendredi 19 février, 30-40 jeunes (manifestement du Betar aux dire de ceux qui ont vécu l'agression) ont surgi au moment d'un passage devant le siege du Patron. Pas de gros blessés mais des égratignures, une militante, Marie, qui a maintenant une attelle et un choc certain de la part de tous et des coups violents portés tout de même. La police est beaucoup plus protectrice que pour le FAF-SAB. 50 policiers sont intervenus dans les minutes qui ont suivi pour calmer le jeu. Les policiers depuis les 121 jours que dure la grève n'ont procédé à aucune arrestation. hier un gréviste a été emmené mais relaché dans les 10 mns qui ont suivi. Un certain nombre de plaintes ont déjà été déposées contre ce patron qui n'en est pas à son coup d'essai. On s'en doute, aucun CERFA de signé à ce jour. le piquet est sous le coup d'une 2eme décision de justice ordonnant l'évacuation mais rien n'a été tenté jusqu'à présent. Comité de soutien manifestement actif et unis, avec avec eux la municipalité et des élus..."

 

Les Verts 14e vous proposent de vous accueillir vendredi 19 février à 20h au FIAP, rue Cabanis où se tiendra une conférence/débat organisée par Europe Ecologie sur le thème de "la souffrance au travail".

 

AU SECOURS LA REPUBLIQUE!

Lundi 15 février, à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont
eu lieu à différents domiciles parisiens par la brigade criminelle. Cinq personnes ont été arrêtées, dont une personne de RESF Paris.
Ces arrestations seraient en lien avec le procès de l'incendie Vincennes. Au 2e jour du procès, certains journaux accusaient "l'ultra-gauche" de dégradations de dizaines de distributeurs de banques notoirement connues pour avoir dénoncé des sans-papiers à la police...

Voici le témoignage ahurissant de Hélène du RESF  de Paris nord ouest  qui n'a de crimes à son actif que que de gérer la liste des  alertes rafles.

Date : 15 février 2010 23:38
Objet : Hélène; garde à vue

A 6H10, 4 hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c'était la police. j'ai ouvert. ils portaient des gilets par balle.  je ne me souviens plus si ils m'ont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que j'en ai signé un après mais ne  me rappelle plus quoi. ils m'ont  parlé des "mes engagements politiques de gauche".  tout  ce  moment reste très flou, j'étais surprise et je me demandais ce qu'il se passait.au bout d'un moment ils m'ont dit cherché  des bombes de peinture et m'ont parlé de destruction de DAB distributeur automatique de billets. ils ont cherché de la littérature subversive. ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, de la désobéissance civile...). ils ont fouillé partout. ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m'ont demandé si j'avais des photos de manif. ils ont photographié des notes sur l'occupation des grévistes. ils ont emmené deux ou trois papiers qu'ils m'ont rendu. ils ont embarqué mon CV. ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n'avais plus internet depuis deux ans. ils l'ont fouillé quand meme sans l'emporter. ils m'ont demandé mon portable et mon chargeur, qu'ils ont emporté. je ne les ai pas récupéré. ils m'ont dit que je pourrais le récupérer demain. dans l'appartement ils m'ont parlé du centre de rétention de vincennes. ensuite nous sommes descendus dans ma cave. ils y ont jeté un rapide coup d'oeil. j'ai été emmené ensuite au 36 quai des orfèvre. j'y suis arrivée vers 8h. là j'ai eu le droit aux photos antopométrique, prise d'empreinte et m'ont fait me deshabiller, m'accroupir et tousser. j'ai des marques reconnaissables sur le corps qu'ils ont prises en photos. je leur ai expliqué que c'était une maladie génétique. ils ont fait des commentaires se demandant si ce n'était pas contagieux..
.. ensuite, vers 11 h,  j'ai été interrogé pour ce qu'ils appellent l'interrogatoire d'identité (je plus trop sur du terme) par un commandant de police. ils sont remonté de ma scolarité primaire à mon diplome professionnelle, m'ont interrogé sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. ils m'ont questionné sur mes activités militantes.  je suis remontée en cellule. j'ai été ensuite changée de cellule car j'étouffais dans celle où j'étais (en gros 4 mètres carrés, pas d'aération pas d'ouverture). j'ai demandé à voir un médecin que j'ai vu une heure après environ. il m'a été demandé de faire un test ADN. avant j'avais dit que j'avais le droit de refuser. il m'a été répondu que je pouvais être jugé pour ça et que de le faire été le meilleur moyen de prouver mon innocence.  je l'ai donc fait. vers 16h30 j'ai été vu à nouveau "pour les besoins de l'enquête". Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. il m'a été dit qu'effectivement c'était pour cela que j'étais là. on m'a demandé si j'avais participé à des actes de violences destruction de DAB, investir la préfecture ou la caf, m'ont interrogé sur mes connexions internet, les sites que je visite, mes moyens d'informations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence ( ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler
d'actes de violence. ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que savais des banques qui dénoncent les sans papiers, ce que j'en pensais et ce que je pensais des actes violents. la fin de ma garde à vue a été prononcé à 19h35. je suis sortie après 13h20 de garde à vue.
hélène

En décembre 2004, un texte qui dénonçait la participation de
la société Bouygues aux chantiers des centres de rétention et appelait au lancement d’un mouvement contre l’entreprise, dans le cadre de la campagne anti-rétention qui s’est déroulée de novembre 2004 à avril 2005, était reproduit sur les sites CNT, indymedia, pajol, réseau anti-pub. En janvier 2005, la société Bouygues a porté plainte contre la diffusion de ce texte.

Non seulement on poursuit ceux qui luttent pour la fermeture
des centres de rétention mais, cinq ans après la campagne anti-rétention, le scandale des centres de rétention et des expulsions s’amplifie puisque dans quelques jours va ouvrir le nouveau centre du Mesnil-Amelot avec 240 places dont 40 «réservées aux familles».

Aujourd’hui, après cinq ans d’instruction, quatre personnes,
dont les administrateurs techniques des sites indymedia, pajol, réseau anti-pub, sont renvoyés en correctionnelle, pour avoir commis le délit de « provocation directe, suivie d’effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes ».

Les défenseurs de la cause des sans-papiers, les activistes
mobilisés contre la politique d’immigration, sont appelés à manifester leur soutien aux personnes inculpées lors du procès qui aura lieu

le 12 février 2010 à 13h à la 17e chambre correctionnelle de Paris.
Palais de Justice de Paris
4 bd du Palais 75001 Paris (métro Cité)

Procès de Vincennes, tout feu tout Flam, la comédie continue cette semaine

PROCES DE VINCENNES : tout feu, tout Flam…
 
RELAXE DES INCULPES DE L’INCENDIE

DU CENTRE DE RETENTION DE VINCENNES ! 

RDV MERCREDI 10 FEVRIER à 13h30

Au TGI de Paris (16e chambre) 

Clic= Pétition
Clic= Pétition
Clic sur la frise du dessus...
Clic sur la frise du dessus...
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010
Communiqué du comité de soutien au piquet de grève du FAF.SAB...

« RACKET SUR LES  TRAVAILLEUR-E-S SANS-PAPIERS »

DROITS DEVANT !!

APRES AVOIR OCCUPE LA DIRECTION DES IMPOTS LE 12 JANVIER
LES TRAVAILLEUR-E-S SANS-PAPIERS MANIFESTERONT
14h Place d'Italie
ET SERONT RECUS A BERCY JEUDI 4 FEVRIER A 16 H 00
Cette rencontre, qui aura lieu le JEUDI 4 FEVRIER à 16 H 00, se fera avec Mme Gaultier, directrice de la Fiscalité, et aura pour objectif de dénoncer le véritable racket subi par les centaines de milliers de travailleur-e-s sans-papiers, autant sur leurs cotisations sociales que sur les impôts qu’ils déclarent et payent, sur le revenu pour les sans-papiers déclarés ou TVA pour ceux qui travaillent « au noir ».

Réunion jeudi 4 février à 20 h
Maison des associations 22, rue de la Saïda 75015
la section de Paris 15 
reçoit Emmanuel TERRAY, anthropologue, membre de la LDH
 
sur le thème 
« France des étrangers, France des libertés ? »
Les conditions de séjour, d'accueil, de travail, de vie des étrangers dans la France d'aujourd'hui.
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CRA de Vincennes : la défense quitte le procès

NOUVELOBS.COM | 01.02.2010 | 16:43

Le procès des dix prévenus dans l'affaire de l'incendie du centre de rétention administrative de Vincennes en 2008 s'annonce houleux.

 

(AP)

Les avocats de la défense ont claqué la porte, lundi 1er février, du procès sur l'incendie le 22 juin 2008 du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, en dénonçant des conditions "profondément inéquitables" de son organisation...
Clic = article RUE 89
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28 janvier:

Après les débuts houleux du procès des incendiaires présumés du centre de rétention de Vincennes, les débats ont été reportés au lundi 1er février et se poursuivront pendant cinq à sept jours.

L’audience a tourné court. Lundi 25 janvier devait s’ouvrir à Paris le procès des dix incendiaires présumés du centre de rétention de Vincennes. Mais sans l’un des prévenus, placé en garde à vue quelques heures avant l’ouverture des débats suite à un contrôle d’identité près de la Gare du Nord, impossible de commencer. Il n’en fallait pas plus pour décupler la colère des avocats et des militants de différentes associations présentes qui dénoncent « un procès inéquitable » et « sans preuve ». Les seuls éléments à charge sont en effet constitués des bandes de vidéo-surveillance des couloirs du centre de rétention enregistrées le 22 juin 2008. La veille, un des sans-papiers du centre décédait dans des circonstances troubles, provoquant la révolte des autres étrangers et un incendie qui réduira en cendres le plus grand centre de rétention de l’époque.

Mardi 26 janvier, l’audience durera... cinq minutes. Le temps pour Moise Diakite, l’un des prévenus, de reconnaître la présidente du tribunal. Nathalie Dutartre est la juge qui l’a placé en détention en 2005, dans une autre affaire. La défense demande une modification de la composition du tribunal.

Le mercredi 27 janvier, qui devait être la dernière demi-journée d’un procès expéditif, commence par le rejet de la demande des avocats. La présidente du tribunal conserve son siège. Les débats commencent enfin. Après deux journées perdues, les avocats de la défense réclament tous de nouvelles investigations et la diffusion des bandes vidéos. Compte tenu du retard pris, le procès ne reprendra que lundi 1er février pour une durée de cinq à sept jours. Suite à l’annonce de la prolongation du procès, le seul prévenu qui était encore emprisonné a été remis en liberté provisoire.

Polémique autour du procès du centre de rétention de Vincennes

lundi 25 janvier 2010, par Léa Barbat, Xavier Frison
Clic = article Contr-Info et accès à la pétition!
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Ligue des Droits de l’Homme, 20 janvier 2010

Depuis plus de vingt ans, les différents gouvernements infligent un traitement discriminatoire aux Français nés à l’étranger, ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation...

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«Ferme ta bouche, t’es sans-papiers»

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Lyoncapitale.fr

Un groupe d'extrême droite attaque une manif anti-Besson

Un groupe d'une trentaine de personnes a agressé des manifestants rassemblés contre le débat sur l'identité nationale, organisé ce vendredi 22 janvier à Lyon...

Fait à Paris le 14/01/10
Avec les 10 sans papiers accusés d'avoir incendié le CRA de Vincennes
 
au Tribunal de la Grande Instance de Paris (métro Cité)
Mobilisation solidaire les 25, 26, 27 janvier 2010!
 
Accusés d'avoir détruit par le feu le Centre de Rétention de Vincennes le 22 juin 2008, 10 sans papiers sont jugés les 25, 26, 27 janvier 2010. La veille, le 21 juin 2008, des témoignages font état du décès de Salim Souli dans sa chambre de détention après avoir réclamé en vain des soins. Ce scandale de non assistance à humain étranger en danger qui a conduit à mort d'homme apparaît comme la goutte d'eau qui a fait déborder le vase plus que plein de la révolte.
 
Pendant les mois précédents les manifestations du ras le bol dans les CRA à travers l'hexagone ont été nombreuses : grèves de la faim, incendies de matelas, refus de se laisser compter, altercations multiples qui ont été systématiquement réprimés, notamment par des expulsions manu militari.
 
En fait ces forfaits répressifs dans les Centres de Rétention ne font que prolonger la politique raciste de chasse à l'étranger qu'un appel au secours de sans papiers détenus au CRA de Mesnil Amelot décrivait ainsi : « Ce jeudi 27 décembre, Nous, Sans-papiers du Mesnil-Amelot, nous déclarons en grève de la faim .Le chiffre de 25 000 expulsés devant être atteint pour le 01 janvier 2008, la police expulse tout le monde et n'importe qui ! Nous nous sommes fait arrêtés pour certains lors de déma rches au commissariat, pour d'autres lors de démarches administratives, pour beaucoup lors de rafles anti-immigrés. Nous refusons d'être traités comme des sous-hommes et appelons l'ensemble des gens qui pensent encore que nous sommes des êtres humains à dire "Stop" à cette politique raciste. Nous ne sommes pas des militants politiques venus foutre le bordel chez vous mais bel et bien des travailleurs désireux de vivre dignement. Moi, Abou N'Dianor, mes compagnons d'infortune, Nabil, Paul et tous les autres vous demandons, d'exprimer votre désaccord avec la politique d'Apartheid de votre pays. Appelez-nous à l'intérieur du centre de rétention au cabines téléphoniques dont les numéros sont : 01 49 47 49 53 ou 01 49 47 02 40 ou 01 49 47 02 50 pour connaître la réalité de notre situation ».
 
Ce procès, c'est en réalité le pyromane, le gouvernement Français et sa politique raciste, qui crie à l'incendie en désignant les sans papiers, c'est le voleur qui crie au voleur pour masquer son forfait.
 
NOUS REFUSONS CE PROCES SCANDALEUX DU BOURREAU QUI JUGE LA VICTIME ET NOUS EXIGEONS LA RELAXE DES SANS PAPIERS ACCUSES.
En effet si ce sont les sans papiers qui ont brûlés le CRA de Vincennes, ils devraient être logiquement accusés de tentative de suicide collectif.
MAIS QUEL CYNISME QUE SE DONNER LE DROIT DE JUGER LES VICTIMES SANS PAPIERS D'UNE TENTATIVE DE SUICIDE COLLECTIF POUR ECHAPPER A L'ARBITRAIRE DES ABUS DE POUVOIR DU RACISME D'ETAT?!
 
C'est pourquoi la CNSP :
appelle à une mobilisation au TGI de paris (métro Cité)
appelle à des manifestations des forces démocratiques, patriotiques devant les Ambassades de France dans les pays d'émigration invite les Chefs d'Etat Africains à faire preuve d'un minimum de dignité en cette année du cinquantenaire des indépendances en exigeant le respect par l'Etat Français des droits humains des immigré(e)s sans papiers

 

 

 

Ce colloque, organisé par la Fédération de l’Entraide Protestante, se propose de réfléchir sur les conséquences sociales et sanitaires de la restriction de l’accès des familles migrantes aux services sociaux et aux droits...


* SAMEDI 23 à 19h, au bar des Lauriers (98, rue des Couronnes, M° Couronnes /Jourdain)
Projo - discussion sur les luttes des sans-papiers  

 

Au surlendemain du tremblement de terre qui a dévasté Haïti, Monsieur Besson assure avoir donné instruction à ses services de suspendre l’expulsion des sans papiers haïtiens. On se demande bien d’où viennent ces scrupules à un homme capable de se déplacer pour assister à la destruction, à l’entrée de l’hiver, du campement de fortune de jeunes Afghans et de les renvoyer vers leur pays si pacifié que trois soldats français y ont été tués en trois jours. Annoncer publiquement sa décision comme le fait le ministre de la Rafle et du drapeau est une façon de reconnaître qu’il sait que l’opinion le croit capable de tout. Il n’a pas tort.

En réalité, le sens de l’humanité n’a en rien pesé dans la décision de Monsieur Besson. Il a simplement estimé qu’il y avait intérêt car expulser des Haïtiens actuellement est matériellement impossible et politiquement impopulaire. RESF 15 janvier2010

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Polémique

Demandeurs d'asile à Paris : « Ils étaient dehors, il faisait -2°C »

Les migrants sont de plus en plus nombreux dans les centres, mais depuis la mort de l'abbé Pierre, les expulsions se multiplient.

Les travailleurs (euses) sans papiers sont intégrés à l’économie nationale !!!

 

Ils sont dans les cuisines des restaurants ; ils font le ménage dans les entreprises ; elles gardent les enfants ; ils ramassent les poubelles ; ils construisent les immeubles ; ils assurent la sécurité des magasins, des banques et entreprises ; elles nettoient les chambres d’hôtel ; ils sont aux fourneaux des grandes boulangeries ; ils brochent les magazines ; ils refont les quais du métro ; ils désamiantent…. Ils sont intégrés dans l’économie nationale !

 

Les travailleurs (euses) sans papiers sont en mouvement pour obtenir une circulaire de régularisation avec des critères améliorés, simplifiés, objectifs, et qui s’appliquent sans discriminatio n.

Ils ne prennent le travail de personne. Ils sont totalement intégrés dans les entreprises.

Ils doivent enfin obtenir les mêmes droits que tous les salariés.

 

Depuis le 12 octobre 2009, ils (elles) sont 6000 en grève et revendiquent leurs droits.

Ils doivent être régularisés !

Rassemblement des travailleurs (euses) sans papiers

Mardi 12 janvier 2010 à 10 h 00

Place du Panthéon – 75005 Paris

(métro Luxembourg)

 

lundi 11 janvier 2010.

JT de FR3 le 10 janvier 2010 à 22H15
Poursuite de la grève des travailleurs Sans-papiers.
Reportage de Alexandra Marie et Philippe Jarry, M. Chekkoumy et N. Gallet.
Interview de Josiane Balasko,
l'un de leur soutiens régulier et qui a participé à la manifestation de samedi avec Juliette Binoche et d'autres.

 

samedi 9 janvier 2010.
Communiqué de presse

CGT : Travailleurs sans-papiers : Assemblée Nationale : là aussi, ils y ont bossé !

Conférence de presse
 
source : CGT

Travailleurs sans-papiers

 

Assemblée Nationale : là aussi, ils y ont bossé !

 

En présence de députés de différents groupes parlementaires, une conférence de presse aura lieu le:

Mercredi 13 janvier à 11h30 

à l'Assemblée Nationale 

 7ème bureau

126, rue de l'Université -75007 Paris

Avec les travailleurs sans papiers qui ont renové les locaux de l'Assemblée au 101, rue de l'Université. 

Ces travailleurs apporteront les éléments de preuves de leur participation aux travaux et leurs témoignages concernant leurs conditions de travail sur ce chantier. 

En comptant sur votre presence, avec nos remerciements.

Les 11 organisations syndicales et associations,

signataires de la lettre du "1er octobre 09" au Premier Ministre.

 

Contacts Presse :

Raymond Chauveau : 06 60 64 15 76

Marilyne Poulain :  06 33 11 92 24

Olivier Villeret : 06 62 08 07 98

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 1O JANVIER 2010

Paris :  17h30 Sur le pont. Entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes.
Près du métro Jaurès.

Le rassemblement pour les migrants et les sans abris. Par pure coincidence, nous venons d'apprendre que Emmaus avait pris la même initiative d'organiser un rassemblement au même endroit, en présence de personnalités comme Atiq Rahimi et Jane Birkin.

Afin de ne pas faire de doublon, créer de la confusion, disperser les forces, il a été décidé de faire un rassemblement commun.

GRAND FROID ET INDIFFERENCE POLITIQUE EN FRANCE
HEBERGEMENT POUR LES MIGRANTS ET SANS ABRIS

Une nouvelle fois, la France connaît une vague de grand froid. Une nouvelle fois, des personnes meurent en France. Une nouvelle fois des vies sont menacées en France du fait du manquement de l'Etat à ses devoirs les plus élémentaires et
son absence de réponse aux nécessités premières : porter assistance aux populations les plus stigmatisées, défavorisées, délaissées. Offrir un hébergement d'urgence.

Alors que le plan grand froid est déclenché, et qu'aucun gymnase n'a été réquisitionné pour elles, des centaines de personnes, majeures et mineures d'origines afghanes, kurdes, irakiennes errent dans les rues de Paris à la recherche d'un refuge, d'un abri, d'un lieu. Et c'est par la « force des choses
», loin des regards et donc si proche - comme en écho aux nouveaux camps qui se pérennisent dans les bois de Vincennes ou de Versailles, aux abords des périphériques des villes de France, sous les ponts, quai de Jemmapes, quai de Valmy, que des campements de fortune ont été créés, des tentes installées, que des feux sont, jours après jours, allumés. Non seulement pour se réchauffer et se protéger du vent, de la neige, de la pluie, et du froid à pierre fendre, mais
aussi pour lutter contre l'indifférence, le cynisme, le mépris de l'Etat. A coeur fendre...
Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation aussi urgente que nécessaire.

Arrêt des rafles, chasses à l'Homme et expulsions.
Respect du droit d'asile.
Hébergement pour tous.

RESF_Comites Paris 10

 

VOIR LE REPORTAGE DE CE DIMANCHE SOIR ET LES INFOS:

 

Des personnalités viennent soutenir des sans-papiers en grève

Grande première dans la lutte des sans-papiers en grève depuis mi-octobre pour obtenir leur régularisation: des personnalités du cinéma, de la télévision et de la chanson dont Josiane Balasko, Antoine de Caunes et Cali ont partagé mercredi à Paris une galette de solidarité avec eux.

AFP - le 06 janvier 2010, 20h05

Grande première dans la lutte des sans-papiers en grève depuis mi-octobre pour obtenir leur régularisation: des personnalités du cinéma, de la télévision et de la chanson dont Josiane Balasko, Antoine de Caunes et Cali ont partagé mercredi à Paris une galette de solidarité avec eux...

 

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS EN GREVE!

Rencontre Presse ce mercredi 6 janvier 2010 à 17H. 8, rue du Regard 75006 Paris (M° Sèvres-Babylone, Saint Placide, Rennes).

COMMUNIQUE DE PRESSE 060110.pdf
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Soutien Collectif Regard.pdf
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COMMUNIQUE

CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA,

Femmes Egalité, Cimade, LDH, RESF, AutreMonde, Droits Devant

4 janvier 2010

DES PERSONNALITES SOLIDAIRES

DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS EN GREVE

Le mercredi 6 janvier à 17 heures sur un des piquets de grève des salariés du BTP, plusieurs personnalités seront présentes pour marquer leur soutien aux travailleurs-euses sans papiers en grève en partageant la "galette des rois" avec eux (8 rue du Regard à Paris 6ème (M° St-Placide). Depuis le 12 octobre 2009, il y aura bientôt trois mois, ils et elles ont été des centaines puis des milliers à trouver le courage de dire "assez". Travaillant dans plus de 2 000 entreprises, certaines toutes petites, mais aussi pour le compte de très grandes entreprises, ils occupent des emplois difficiles et très souvent mal payés, dans la restauration, le bâtiment, le nettoyage, la sécurité, l’intérim, l’aide à la personne, etc.   Ils sont aujourd’hui plus de 6 000 en grève pour demander une circulaire reconnaissant leurs droits et leur dignité de travailleurs. Avec les syndicats et les associations (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, Femmes Egalité, Cimade, LDH, RESF, AutreMonde, Droits Devant), ils exigent un texte qui définit des critères de régularisation par le travail "améliorés simplifiés et appliqués sur l'ensemble du territoire" .  A cette occasion aura lieu un échange avec la presse. Seront présents, entre autres, Josiane Balasko, Valérie Lang, Carole Achache, Mona Achache, Michel Andrieu, Charles Berling, Cali, Laurent Cantet, Antoine de Caunes, Ariane Doublet, Dan Frank, Hamé (La Rumeur), Philippe Lioret, Christian Olivier (Têtes Raides), Omar (Omar et Fred), Patrick Pelloux, Ramzy (Eric et Ramzy), Jean-Henri Roger, Christophe Ruggia, Jean-Pierre Thorn, Lilian Thuram...

MEDIAPART:

LA CIMADE QUITTE DES CENTRES DE RETENTIONS!

Depuis vendredi 1er janvier, la Cimade n'est plus la seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention administrative (CRA), aux côtés des étrangers en instance d'expulsion. L'État a sélectionné quatre autres structures, l'Assfam, Forum réfugiés, France terre d'asile et l'Ordre de Malte. Cette situation, qui va se traduire par un plan social à la Cimade, marque l'épilogue de seize mois de bras de fer politico-juridique...

 

"Clic" = Le site!
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30/12/09:

Le 9ème Collectif des sans-papiers occupe l'église Sainte Clotilde à Paris (métro Solférino, ligne 12).

Ils ont besoin de monde maintenant !

 

RASSEMBLEMENT au ministère du Travail au métro Varennes, ce MERCREDI 30 DECEMBRE à 14 HEURES :

Pas de trêve dans la grève des salariés sans papiers : plutôt « gréver » que céder !

Lundi 28 décembre, s'est tenue la 10ème Assemblée générale des délégués des piquets de grève depuis le début du mouvement en présence de 150 d'entre eux représentant les milliers de grévistes. Après des semaines de grèves, dans cette période particulière de fin d'année que chacun sait pas propice à l'action, cette détermination est le socle sur lequel se construit la suite du mouvement  lancé le 1er octobre.

Dans les échanges, les délégués ont toujours à coeur de se faire l'écho de ce qui se dit sur les piquets. La première question est de façon fort légitime celle de la stratégie. Continuer comme ça ? Changer d'objectif en plein milieu de la lutte ? Restreindre les efforts sur la régularisation des seuls grévistes ? Ou bien son contraire, élargir à tous les sans papiers, en lui ôtant son caractère de conflit du travail ? La discussion a permis d'écarter les fausses solutions. Restreindre l'action aux seuls grévistes est apparue politiquement inacceptable et concrètement inapplicable sauf à revendiquer du cas par cas, puisqu'il est impossible de demander une circulaire de régularisation de personnes au motif de leur participation à la grève. Elargir à tous les sans papiers, puisqu'il s'agit bien de notre objectif final, revient à anéantir tout ce qui a été fait depuis près de trois mois sans que cela  comporte une garantie de succès. La conclusion est bien qu'il faut continuer de la sorte en martelant qu'il s'agit d'un conflit du travail concernant des salariés qui bossent ici, qui vivent ici, qui versent des cotisations, payent des impôts et subissent une discrimination caractérisée, du seul fait qu'ils sont certes étrangers, mais suffisamment salariés pour avoir été embauchés, payés, utilisés, exploités. C'est le sens de la lettre que les 11 organisations syndicales et associatives partie prenante de la grève ont adressée à Xavier Darcos, ministre du Travail en lui demandant d'agir dans son domaine de responsabilité.

 

Beaucoup de questions autour de l'obtention des CERFA. Ce document qui révèle l'existence d'un contrat de travail est certes individuel, mais il faut comprendre que le but de la grève est de faire que cette droit individuel s'exerce dans le cadre collectif de la grève. Cette exigence de CERFA en direction des patrons, n'est pas une exigence personnelle de chacun des grévistes vis-à-vis de « son » patron, mais une exigence de l'ensemble du mouvement vis-à-vis de l'ensemble des 2100 patrons concernés. La question doit donc être prise en main collectivement peu importe que tel ou telle gréviste a déjà ou non son document rempli et estampillé. L'objectif politique de cette opération est de pouvoir dire publiquement et rapidement que nous avons des centaines de patrons qui sont prêts à la confirmation des contrats de travail. C'est le sens de la lettre que les 11 organisations ont adressée aux organisations patronales pour leur demander d'agir auprès de leurs adhérents pour qu'ils officialisent ce que les uns et les autres pratiquent : l'embauche de salariés sans papiers qui ne prennent le boulot de personne puisqu'ils occupent les emplois dont personne ne veut.

 

Un certain nombre de délégués ont commencé à s'organiser pour suivre et aider à cette récupération des documents individuels. Mais l'attente des grévistes est très forte : pour mener cette récupération dans des conditions optimales, pour aider les grévistes dans les démarches concrètes auprès des patrons, elles et ils ont besoin d'aide et de participatio n. Et qui mieux que les militant(e)s des 11 organisations et associations sont à même de comprendre ce qui se passe et ce qui est en jeu ?

 

Lors de cette Assemblée générale a été également décidé la tenue d'un RASSEMBLEMENT au ministère du Travail au métro Varennes, ce MERCREDI 30 DECEMBRE à 14 HEURES pour appuyer notre demande de rencontre.

Lettre%20X[1].%20Darcos%2017%2012%2009.p
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Lettres%20orgas%20patronales%2017%2012%2
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Le président de la Cimade bloqué à l'entrée d'un centre de rétention

Samedi 26 décembre, Patrick Peugeot, le président de la Cimade, est resté à la porte du centre de rétention de Hendaye, dans les Pyrénées-atlantiques. C'est la première fois qu'on lui refuse l'accès en CRA depuis le début de son mandat en 2006...

24/12/09

Travailleurs sans papiers en grève dans le 6ème arrondissement de Paris, ils ont besoins de notre soutien!

Piquet de grève 8 rue de Regard 75006 Paris, (entre la FNAC et Sèvres Babylone)

TRACT UNITAIRE
tract unitaire solidarité TSP 2009-12.pd
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 20/12/09:

6000 hommes et femmes en grève. C’est la première grande grève de la mondialisation en Europe. Elle est ESSENTIELLE, car ils se battent pour eux, ils se battent pour  nous qui travaillons comme eux, pour que cesse l’insupportable enrichissement des plus riches au détriment de tous ceux qui vivent une vie quotidienne de plus en plus dure. Ils ont une énergie et une volonté, un courage et une dignité qui nous manquent et leur énergie peut nous réveiller et leur courage nous « courager » comme disait l’un d’entre eux...

 

Toutes informations pratiques et adresses des piquets de grève sur les site :

 

Une vidéo consultables en ligne a été tournée le 18 décembre pendant la chute de neige: elle est impressionnante... Elle a été faite par 2 gars du PCF 20ème:

Clic = La Cimade et vidéo...
Clic = La Cimade et vidéo...

20 décembre 2009

Le Conseil d'Etat désavoue le Ministre de l'Immigration sur les Afghans de Nimes...

Taser : des policiers accusés de violences sur des sans-papiers

L'histoire est passée presque inaperçue, vacances de Noël obligent. Le 17 décembre, la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) a pourtant publié un avis qui fait triplement mentir les partisans inconditionnels du Taser X26. L'arme, présentée comme « pistolet antibavures par excellence »...

 

Les salarié(e)s résistent aussi!

"Clic" = Le site
"Clic" = Le site
"Clic" = La suite...
"Clic" = La suite...

En avril 2005, alors que les gouvernements s’étaient installés dans une habitude législative et policière ayant pour conséquence et parfois pour finalité la répression de nombreuses formes d’expression collective, le Syndicat de la Magistrature, fidèle à sa tradition d’accompagnement des luttes et des revendications du mouvement social, rédigeait son premier «Guide du manifestant arrêté»...

 

Suite au tournage le 25 juin dernier de l'équipe de FR3 sur les nouvelles formes de manifestations;

le magazine à été diffusé le DIMANCHE 6 DECEMBRE à midi sur France3 Ile de France...

Je vous reviens avec la vidéo bientôt
Je vous reviens avec la vidéo bientôt

 

Lettre que le collectif "Délinquants Solidaires" vient d'adresser au ministre Besson, à la suite de la conférence de presse conjointe qu'il a donnée lundi 23 novembre avec la garde des sceaux...

à lire et diffusez!!!
Lettre à Eric Besson 26 nov 2009 final.p
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Droits de l'enfants_19_11_09[1].pdf
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Pour célébrer le XXe anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, le Réseau Education sans frontières organise le 22 novembre de 13h à 19h au CentQuatre (104 rue d’Aubervilliers 75019), Six heures pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant et des familles sans papiers. Outre de multiples animations artistiques, des projections, des interventions, cette initiative sera marquée par une table ronde animée par des spécialistes, psychothérapeutes, magistrat, intervenants auprès des enfants enfermés qui mettront en évidence les traumatismes engendrés par la politique migratoire. Une seconde table ronde réunira des représentants de partis politiques sur le thème « La loi doit changer ». Ils seront interpellés sur trois mesures immédiates : l’interdiction de l’enfermement des enfants, l’interdiction du démembrement des familles, la régularisation des jeunes majeurs scolarisés.

Parmi les personnalités déjà venues sur le parvis de Notre-Dame :
Florence Aubenas, le chanteur Cali, l’écrivain Dan Franck, les magistrats Hélène Franco et Serge Portelli, l’avocate Dominique Noguères, Jean-Pierre Dubois président de la LDH et de son secrétaire général Dominique Guibert, Jérôme Martinez et Sarah Belaïch pour la Cimade, Bernadette Hétier pour le MRAP, le chercheur Emmanuel Terray, les dessinateurs Charb et Cabu, le médecin urgentiste Patrick Pelloux, Michel Sangam, président de la FCPE Paris, Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU, Patrick Désiré co-secrétaire général de l’UNSEN-CGT, Raymond Chauveau (CGT, au nom des travailleurs sans papiers), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France, le cinéaste Laurent Cantet, Jean Haffner du Secours catholique. Des personnalités politiques se sont aussi déplacées, entre autres Sandrine Mazetier pour le PS, Jean-Luc Mélenchon, Danielle Simonnet pour le PG, Nicole Borvo, Patrice Bessac et Pierre Laurent pour le PCF, Alain Pojolat pour le NPA, Martine Billard, Jacques Boutault, Yves Contassot pour les Verts, Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris.

RESF .

samedi 14 novembre 2009.
Auteur de l'article : LDH 12 novembre 2009
Mineurs isolés étrangers : quelle protection ?
Communiqué commun
A l’approche du vingtième anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire va devoir tirer des conclusions des travaux du groupe qu’il a réuni sur la situation des « mineurs étrangers isolés », composé de représentants de différents ministères, d’institutions et d’associations.

Tout en reconnaissant l’intérêt des travaux menés par ce groupe – qui n’ont cependant pas permis d’aboutir à un diagnostic partagé, nos associations regrettent que la nécessité de respecter en toutes circonstances les droits des mineurs ne soit pas retenue par l’administration.

Nos organisations, dont certaines ont été invitées à ce débat, avaient remis aux membres du groupe de travail des recommandations Pour une application du droit commun dans la prise en charge des mineurs isolés étrangers en quête d’asile et de protection et tiennent à en réitérer certaines, telles que :

- l’exigence de prohibition de l’enfermement de tout mineur isolé, notamment en zone d’attente, incompatible avec la nécessité de sa protection ;
- la nécessité d’abandonner le recours à l’expertise médicale pour tenter de déterminer l’âge des personnes se présentant comme mineures ;
- le caractère impératif de la mise en œuvre d’une protection renforcée des mineurs demandeurs d’asile ;
- la délivrance de plein droit d’un titre de séjour au jeune majeur ayant fait l’objet d’une mesure de protection ;
- le caractère indispensable d’une réelle application des mesures de protection de l’enfance, y compris du point de vue sanitaire ;
- la nécessaire prise en compte de tous les éléments de danger afin de mieux protéger les mineurs isolés étrangers ;
- la nécessité de mettre en place des mesures de protection spécifiques concernant les mineurs en situation de traite, sous la responsabilité du juge des enfants.

C’est donc avec la plus grande inquiétude, dans un contexte de suppression annoncée de l’institution de la Défenseure des enfants et d’incertitude quant au financement du dispositif de protection de l’enfance à Paris dit Versini, que nos organisations attendent l’officialisation des conclusions ministérielles sur le sujet.

A rebours des pratiques actuelles de l’administration, la protection des mineurs isolés doit primer sur la politique de gestion des flux migratoires.

 

Midi Libre le 04 novembre 2009.

 

Quatre familles de Géorgiens (21 personnes) de la minorité yézid, parmi lesquels trois malades et sept enfants, ont été embarqués manu militari à Garons, dans un avion pour la Pologne, hier matin. L'appareil avait été affrété par le ministère de l'Intérieur et cette opération, organisée par la police des frontières, a mobilisé une bonne trentaine de policiers.

Ces demandeurs d'asile politique avaient été interpellés la veille, au lever du jour, dans un hôtel situé dans la banlieue de Dijon, en Côte-d'Or. Ils étaient en France depuis le début de l'année et les enfants, scolarisés à Dijon, étaient encore en vacances de Toussaint. Le département de Côte-d'Or n'ayant pas de centre de rétention administrative et celui de Lyon étant complet, ces quatre familles ont abouti à celui de Nîmes, dans la soirée de lundi, vers 20 heures. Trop tard pour saisir le juge des libertés sur les conditions d'interpellation, de transfert, la présence de malades et d'enfants normalement scolarisés, s'insurge José Lagorce, de la Cimade, service oecuménique d'entraide aux migrants. « Tout a été planifié pour se faire en cachette et nous empêcher d'intervenir car il était trop tard pour saisir le juge des libertés, surtout que l'avion devait décoller à 7 heures. Nous n'avons malheureusement rien pu faire. » Une « opération d'autant plus honteuse », affirme la Cimade, que les enfants, qui hurlaient de terreur, auraient été arrachés à leurs parents, hier matin, pour obliger ces derniers, qui s'y refusaient, à sortir des locaux d'hébergement du centre de rétention. L'émotion et la tension auraient été telles que des policiers, scandalisés, auraient carrément refusé de prêter main forte à leurs collègues. Ce que démentent les autorités.

A l'aéroport de Garons, où l'avion a finalement pu décoller peu avant 11 heures, des consignes de silence absolu avaient été données. « Les vols privés sont confidentiels », expliquait un employé, tandis que des policiers en civil, « au courant de rien », disaient être là pour une ... « réunion ». Même silence embarrassé du côté du centre de rétention administrative, où l'on refusait de répondre à Midi Libre.

 

Les "Désobéissants" en action en Belgique:

Des manifestants ont bloqué les centres fermés de Vottem, Bruges et Merkplas


 

 

Belgique - Rtlinfo.be sam. 31 octobre - Plus de 150 manifestants ont bloqué les sorties des centres fermés de Vottem, Bruges et Merksplas...

... sur YOU TUBE
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Témoignage d'après expultions: exemple vidéo...

Une xénophobie d’État

jeudi 24 septembre 2009, par Olivier Doubre

« Douce France. Rafles, rétentions, expulsions  » montre comment les étrangers sont aujourd’hui désignés dans notre pays comme « ennemis de l’intérieur ».

Lire aussi : Un dispositif officiel de harcèlement

Politis : Vous avez dirigé cet ouvrage collectif. Qui sont les auteurs qui y ont participé et quels étaient ses objectifs ?

Olivier Le Cour Grandmaison : L’idée de ce projet est née après la mise en place de ce ministère à l’appellation abracadabrantesque, le ministère de « l’Identité nationale, de l’Immigration, de l’Intégration et du Développement solidaire ». Une première dans l’histoire de la République qui est également sans équivalent au niveau européen. Pour les amateurs d’exception française, en voilà une remarquable mais sinistre...

Lire la suite dans POLITIS :

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APPEL "Droits de l’enfant"

 
Un rendez vous est fixé chaque dimanche (16h-17h) jusqu’au 20 novembre sur le parvis de Notre Dame. Voir le communiqué de Resf75
(Pour info, le 20 novembre est le jour du 20° anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.)

Pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant et de sa famille

« Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière. Il est donc inenvisageable de séparer les enfants de leurs parents lors du placement en centre de rétention administrative ».

Eric Besson, juin 2009, Réponse à F.C.

 

« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. »

Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.

 

Le MRAP condamne toute expulsion vers l’Afghanistan

 

Mercredi soir, le Président Nicolas Sarkozy a affirmé qu’Eric Besson "avait eu raison" de démanteler la "jungle" de Calais, annonçant que la France organiserait "avec les Anglais" le retour de ces sans papiers dans leur pays.

Les exilés arrêtés lors de cette opération sont tous de nationalité afghane. Parmi eux de nombreux mineurs déclarés majeurs par la police ou après une expertise médicale critiquée par le comité de suivi des droits de l’enfant en juin dernier.

En Afghanistan la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour et de plus en plus de civils sont victimes de cette guerre qui a commencé il y a trente ans et à laquelle la France participe.

Renvoyer ces exilés venus chercher une protection en Europe dans ce pays qu’ils ont fui en raison des menaces subies, les exposerait à un grave danger, en violation de la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, à commencer par son article 3 qui interdit d’exposer quiconque à des traitements inhumains et dégradants. Elles sont également contraires à l’article 4 du Protocole 4 de la CEDH, qui affirme clairement que les « expulsions collectives d’étrangers sont interdites ».

C’est pourquoi le MRAP s’élève contre tout contournement indirect du Protocole par la multiplication de procédures individuelles d’éloignement forcé à l’encontre du groupe du groupe d’exilés chassés le mardi 22 septembre au petit matin, notamment de la « jungle » de Calais.

Il convient enfin de rappeler que les jeunes mineurs sont protégés par l’article 3 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui stipule que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ».

Comme en novembre dernier le MRAP demande une nouvelle fois au gouvernement l'arrêt de ce projet d'expulsion indigne qui porte une atteinte grave aux Droits de l'Homme. Il demande avec force que la France ne procède à aucune expulsion d'exilés afghans, en veillant tout particulièrement à l’absolue protection des jeunes mineurs.

Paris 24 septembre 2009

 

COMMUNIQUE RESF                                                     16 septembre 2009

 

La suppression envisagée par le gouvernement de la Défenseure des enfants serait une atteinte supplémentaire aux droits des enfants, entre autres des enfants de sans papiers.

En effet, les interventions en faveur des enfants de familles sans papiers représentent numériquement la deuxième raison des actions de la Défenseure des enfants. Elle a été amenée, maintes et maintes fois, à interpeller les préfets ou les ministres sur des situations individuelles de mineurs isolés, d’enfants internés en zone d’attente,  d’enfants placés en rétention et menacés d’expulsion, ou privés d’un de leurs parents, voire, parfois, des deux, laissés livrés à eux-mêmes pour certains. Du fait de son statut, ses interventions ne sont que rarement rendues publiques. Mais, elles constituent un frein à l’arbitraire de certaines préfectures et de certains services de police, tentés d’ignorer les droits de l’enfant pour atteindre les objectifs chiffrés d’expulsions qui leur sont assignés.

En outre, la Défenseure des enfants est amenée à prendre position sur les questions qui touchent aux intérêts des enfants. Ses prises de position et ses rapports ne confortent pas toujours les positions gouvernementales. C’est peut-être aussi ce que le gouvernement entend maintenant lui faire payer.

La meilleure preuve de son efficacité même relative est la volonté du gouvernement de la supprimer.

A quelques semaines de la commémoration de la signature de la Convention internationale des droits de l’Enfant, Monsieur Sarkozy décide la suppression de la Défenseure des enfants ! Le symbole est éloquent ! C’est l’hommager du vice à la vertu et même que la politique d’immigration de ce gouvernement est incompatible avec le respect des droits fondamentaux.

 

Le 03 09 09: Un "Clic" sur l'article...
Le 03 09 09: Un "Clic" sur l'article...

Un centre de vacances pour passer l’été ? Improviser n’importe quoi, mais improviser. C’est pour faire bonne figure devant le petit Haliclan, 9 ans, que sa famille, placée le 27 juillet en centre de rétention administrative (CRA), a préféré lui mentir...

 

 

Communiqué de l’association Terre d’Errance

Isbergues,  le 26 août 2009

Un guet-apens en préfecture du Nord

Ce 25 août 2009, une jeune demandeuse d’asile de 25 ans, enceinte de six mois, a été hospitalisée après que la police a tenté de l’arrêter dans le hall de la préfecture de Lille.
Fatyah Abdou Ibrahim s’est présentée à la préfecture en début d’après-midi, munie de sa convocation. L’arrestation était préparée. Quand les fonctionnaires de la préfecture lui ont signifié l’arrivée imminente de la police et son expulsion vers la Grèce, elle a été terrassée par une crise de nerfs.
Les pompiers l’ont transportée pour être hospitalisée durant 24 heures. Elle présentait et présente encore des signes d’anxiété dangereux pour elle et pour l’enfant qu’elle porte.
Les personnes qui accompagnaient Fatyah ont été intimidées.

Fatyah a fui la dictature érythréenne et survécu aux pires épreuves. Elle a fui la Grèce qui n’offre aucun secours aux réfugiés. Le commissaire européen aux droits de l’homme ainsi que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont récemment dénoncé les conditions d’accueil des demandeurs d’asile en Grèce. L’accès à l’asile y est quasi impossible (99,8 % des demandes d’asile déposées en 2008 ont été rejetées).

L’expulsion de Fatyah que le gouvernement prépare la condamne à l’errance et à la maltraitance, elle met en péril sa vie et celle de son enfant.
Les principes les plus fondamentaux de notre république sont mis à mal. La tradition française du droit d’asile dont M. le ministre Besson se targue tant est bafouée. Dans toute l’Europe, le droit d’asile est en danger.

Nous demandons à l’État de laisser la possibilité à Fatyah et à tous les migrants victimes du règlement Dublin II de demander l’asile en France s’ils le souhaitent, possibilité prévue par les textes. Nous demandons que la France engage enfin sa responsabilité à l’échelle européenne pour obtenir l’abrogation de ce règlement absurde et intolérable.

LE DROIT DASILE EN DANGER

Ce 25 août 2009, une jeune demandeuse d’asile de 25 ans, enceinte de six mois, a été hospitalisée après que la police a tenté de l’arrêter dans le hall de la préfecture de Lille.

Fatyah Abdou Ibrahim s’est présentée à la préfecture en début d’après-midi, munie de sa convocation. L’arrestation était préparée. Quand les fonctionnaires de la préfecture lui ont signifié l’arrivée imminente de la police et son expulsion vers la

Grèce, elle a été terrassée par une crise de nerfs.

Les pompiers l’ont transportée pour être hospitalisée durant 24 heures. Elle présentait et présente encore des signes d’anxiété dangereux pour elle et pour l’enfant

qu’elle porte.

Les personnes qui accompagnaient Fatyah ont été intimidées.

Fatyah a fui la dictature érythréenne et survécu aux pires épreuves. Elle a fui la Grèce qui n’offre aucun secours aux réfugiés. Le commissaire européen aux droits de

l’homme ainsi que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont récemment dénoncé les conditions d’accueil des demandeurs d’asile en Grèce. L’accès à l’asile y est quasi impossible (99,8 % des demandes d’asile déposées en 2008 ont été rejetées).

L’expulsion de Fatyah que le gouvernement prépare la condamne à l’errance et à la maltraitance, elle met en péril sa vie et celle de son enfant.

Les principes les plus fondamentaux de notre république sont mis à mal. La tradition française du droit d’asile dont M. le ministre Besson se targue tant est bafouée. Dans toute l’Europe, le droit d’asile est en danger.

Nous demandons à l’État de laisser la possibilité à Fatyah et à tous les migrants victimes du règlement Dublin II de demander l’asile en France s'ils le souhaitent, possibilité prévue par les textes. Nous demandons que la France engage enfin sa

responsabilité à l’échelle européenne pour obtenir l’abrogation de ce règlement absurde et intolérable.

Terre d'errance

 

"L'humanité" du 14 aout 2009

 

Guet-apens au Crédit lyonnais

Convoqué pour récupérer sa carte bancaire, un sans-papiers a été arrêté dans une agence d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)

 

 

« Plus, plus, un petit peu plus », chante le slogan du LCL (ancien Crédit lyonnais). Mamadou en sait quelque chose. Car en plus de ses services financiers, la banque n’hésite pas à offrir à ses clients sans papiers un petit séjour en rétention…


Jeudi 7 août, ce Malien de trente-trois ans est convoqué par son conseiller pour retirer en agence sa nouvelle carte bancaire. Client du LCL depuis huit ans, Mamadou n’a aucune raison de se méfier. Pas plus quand on lui demande finalement de revenir le lendemain. Le vendredi, on le fait patienter dans un bureau durant quelques minutes, le temps, lui dit-on, d’aller chercher sa carte. Mais quelques instants plus tard, ce n’est plus le conseiller du LCL qui débarque dans le bureau, mais des policiers venus l’arrêter. Aucun doute n’est possible, c’est bien un salarié de cette agence située en face de la gare RER d’Aulnay-sous-Bois qui a dénoncé Mamadou directement aux forces de l’ordre. Cette sinistre comédie ayant duré deux jours, il est même fort probable que la banque et les forces de l’ordre se soient consultées pour organiser ce redoutable guet-apens.


C’était sans compter sur les lois françaises qui protègent de ce type d’interpellation. Après son arrestation, Mamadou est emmené au local de rétention administrative de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Mercredi, comme l’exige la procédure, il passe devant le juge des libertés et de la détention qui le libère immédiatement pour « interpellation déloyale ». La petite plaisanterie lui aura quand même coûté cinq jours d’enfermement.


Le Crédit lyonnais n’en est pas à son coup d’essai. En septembre 2008, Mme M., venue pour une demande de crédit à l’agence de la place d’Italie, s’était retrouvée emmenée au commissariat du 13e. Le Crédit lyonnais n’ayant pas répondu à nos appels, nous ne saurons pas si les salariés délateurs sont récompensés par des bonus lorsqu’ils livrent ainsi en pâture des sans-papiers aux forces de l’ordre.

 

Il y a quelques jours, le Président de la République de la Chasse à l’Enfant faisait expulser vers l’Albanie une fillette de 8 ans, Z et son père. La mère de l’enfant, totalement traumatisée par ce qu’on lui avait fait endurer était admise en psychiatrie à l’hôpital de Metz (au vu de son état, le commandant de bord a refusé de l’embarquer). Un bel exploit des services de Monsieur Besson dont, à n’en pas douter, le président a dû le féliciter. Personne ne peut croire que tous les policiers de France sont fiers du travail de leurs collègues.

RESF Août 2009

 

finir avec l’hypocrisie de la politique migratoire du gouvernement français

Communiqué de presse du 4 août 2009

Lundi 3 août, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, a rendu visite aux sans-papiers de la Coordination des sans-papiers 75 qui occupent d’anciens locaux de la Sécurité sociale de Paris, 19 rue Baudelique dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La coordination CSP 75 a fait de ce lieu le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers, ouvert à tous les étrangers victimes de la politique discriminatoire de régularisation du gouvernement...

 

Pedro Mayengo , père angolais,  arrêté le 1er juillet, aujourd’hui à son 28 ème jour de rétention, il a été extrait du CRA du Mesnil Amelot ce matin , et comparaitra au tribunal de Meaux (77) demain pour « refus de coopérer » ( à son expulsion sans doute …) . Il risque une peine de prison ! Pratique nouvelle, acharnement manifeste contre ce père de deux enfants pour lequel l’Angola n’a pas délivré de laissez passer

jeudi 30 juillet 2009.

mardi 21 juillet 2009

Jean-Claude Lenoir, poursuivi pour outrage à CRS, relaxé!

C’est la bonne nouvelle du jour : Jean-Claude Lenoir, vice-président de l’assocation SALAM [tous les détails sur cette affaire ici], qui était poursuivi pour outrage par des CRS, pour être venu en aide à des réfugiés de la "jungle" de Calais, a été relaxé de toutes les poursuites dont il était l’objet par le tribunal de Boulogne-sur-Mer.
Rappelons que les CRS ne s'étaient même pas déplacés au procès et que le procureur avait requis une amende de 1.500 euros.
Cette victoire, qui constitue un recul incontestable du pouvoir, est d’autant plus à savourer que Jean-Claude, qui avait été condamné avec sursis pour d’autres affaires d’outrage, risquait la prison ferme.

Yves Cochet aux côtés de RESF à l’Elysée. 20 juillet 2009

Devant l'entrée de l'ElyséeDevant l’entrée de l’Elysée

Yves Cochet et Alima Boumediene ont été reçus avec Madame Sylla par un membre du cabinet du Président de la République, Nicolas Sarkozy. La famille de Madame Sylla se trouve éclatée entre deux continents. Le père Emmanuel Oladipo a été expulsé par charter le 14 juillet dernier au Nigeria. Sa femme a deux enfants de 5 ans et 2 ans, et est enceinte de 8 mois.
Les deux parlementaires Verts ont défendu sa cause et ont demandé que le Consulat de France au Nigeria délivre dès que possible un Visa à Monsieur Oladipo pour qu’il puisse revenir en France et retrouver sa famille. Cette mobilisation a été organisée à l’initiative de l’association RESF.

 

Campagne de lettre à envoyer à Eric Besson :
Appel à participation

Alors qu'un groupe de travail a été constitué afin de faire des propositions pour renforcer la lutte contre les mariages de complaisance, les Amoureux au ban public lancent une campagne de lettres pour témoigner des atteintes portées à la vie familiale des couples franco-étrangers, dans le cadre d'une législation continuellement durcie. Vous vivez peut-être en couple mixte ou vous en connaissez dans votre entourage. A ce titre vous pouvez participer à cette campagne dont vous trouverez la procédure ci-dessous.

Soyons nombreux à faire part de notre indignation.

"Clic" sur la bannière...

 

17 July 2009

Rétention administrative : Lorsque les violences policières s’ajoutent à l’acharnement administratif

 

Dans la journée du 14 juillet, Monsieur KENNOUDI, ressortissant marocain, retenu au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (77) depuis le 25 juin est emmené à Roissy. Il a protesté contre son troisième embarquement et a été plus que malmené par les policiers, au point que les gendarmes de l'escorte du centre de CRA, sont intervenus et ont témoigné en sa faveur, selon M. KENNOUDI.

Menotté dans le dos, scotché aux genoux et chevilles, il a été porté à l’horizontale par deux policiers et un gendarme jusque dans l’avion. M. KENNOUDI nous raconte qu’ils l’ont forcé à s’asseoir, qu’il a reçu des gifles et un coup de pied dans le ventre. Refusant catégoriquement de rentrer au Maroc, M. KENNOUDI est prêt à tout : il sort une lame de rasoir de sa poche et commence à se taillader le cou. Saignant abondamment, il est finalement débarqué de l’avion.

Les policiers le font remonter dans le fourgon d’escorte. Il y subira de nombreux coups et insultes racistes. Les violences ont cessé grâce à l’intervention d’un gendarme. Monsieur KENNOUDI a pu porter plainte au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

A son retour au CRA, les autres retenus sont choqués. Ils se rassemblent et sortent tous les matelas, manifestent leur mécontentement et leur indignation du traitement infligé à M. KENNOUDI. Les retenus se retranchent dans des 2 des 6 bâtiments de la zone de rétention et entament une grève de la faim.

Le l15 juillet au matin, ils remettent aux gendarmes du centre une pétition, destinée au préfet de Seine-et-Marne et au juge des libertés et de la détention de Meaux, signée par 89 des 113 retenus présents dans le CRA. Ils protestent contre les violences policières et l’absence d’examen individuel des situations par le préfet. La politique du chiffre ne s’accommode guère de cet examen individuel.

Quelques heures plus tard, une faible alerte incendie se fait entendre dans le bâtiment 4, la salle de détente est en feu. Les retenus sont évacués du bâtiment. La télévision, le meuble partent en fumée.

La rétention de M. KENNOUDI devait se terminer le jeudi 16, à 15h. Ceci n'empêche pas l'Administration de lui programmer un nouveau vol, à 14h. A 10h, il est transféré à l’hôpital car il dit avoir avalé une lame. Il arrive à temps à Orly pour être expulsé. M. KENNOUDI a pour la quatrième fois été présenté à l’avion. Il a finalement été débarqué, probablement grâce à la mobilisation des passagers, présents à l'aéroport.
Mais l’Administration ne lâchera pas si facilement M. KENNOUDI. Il a déposé plainte pour violences policières, avec à l’appui des témoignages des gendarmes présents, Monsieur KENNOUDI est donc particulièrement gênant.

Il a donc été présenté une cinquième fois - deux heures plus tard – à l’embarquement. Ayant à nouveau refusé de monter dans l’avion, il est actuellement placé en garde à vue. Nous ne savons pas s’il sera à nouveau présenté à l’embarquement ou s’il sera présenté au tribunal correctionnel.

Pendant ce temps, mercredi 15, un vol communautaire affrété par les autorités françaises et hollandaises décolle à l’insu de tous, de l’aéroport du Bourget, pour Lagos (Nigéria). A son bord,  Monsieur. O. : sa compagne est enceinte de 8 mois et présente une grossesse à risque.  Cet enfant à naître viendra rejoindre la fratrie déjà constituée des deux enfants du couple et de la première fille, française, de Madame, dont M. O. est le tuteur légal. M. O. ne sera donc pas là pour la naissance, pour accompagner sa concubine et leurs enfants.

Jeudi 16, la grève de la faim s’est essoufflée mais le rythme des expulsions n’a pas baissé, les violences policières, l’acharnement administratif pour mettre en œuvre une politique chiffrée d’expulsions sont un engrenage où la défense des droits des retenus et l’humanité peinent à trouver une place.

Le CRA du Mesnil-Amelot peut accueillir 140 retenus. C’est le maximum autorisé par la loi. Pourtant, en septembre prochain, un nouveau centre, toujours au Mesnil-Amelot ouvrira ses portes : 240 places dont 40 places réservées pour les familles  sont prévues. Un centre démesuré. Une industrialisation à peine cachée de cette politique d’expulsion de masse.

Article La Cimade

 

 | 1 - "Délit de solidarité" : Eric Besson prêt à modifier légèrement la loi
LEMONDE.FR | 17 juillet 2009 | avec Reuters | 219 mots
Le ministre de l'immigration, Eric Besson, a proposé vendredi 17 juillet de modifier légèrement la loi qui institue, selon des associations, un "délit de solidarité". Les associations d'aide aux immigrés reçues vendredi par Eric Besson ont jugé insuffisantes ses propositions mais relèvent qu'elles...

 

 | 2 - Eric Besson ouvre le dialogue avec les associations sur le "délit de solidarité"
LEMONDE.FR | 18 juillet 2009 | Laetitia Van Eeckhout | 626 mots
Reçues vendredi 17 juillet par Eric Besson, les associations, tout en restant vigilantes, n'ont pas caché une certaine satisfaction à l'issue de cette rencontre. Le ministre de l'immigration a, en effet, accepté d'examiner la seule et unique "question de fond" qui compte pour elles aujourd'hui : le...

 

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Marie Cosnay est l’auteur de « Entre chagrin et néant », livre dans lequel elle témoigne de ce qu’elle a entendu et vu au Tribunal de grande instance de Bayonne, de mai à septembre 2008, où les étrangers « sans papiers » sont présentés devant le juge des libertés et de la détention. Elle y est retournée tout récemment.

Le 26 juin paraissent devant le Juge des libertés et de la détention de Bayonne, comme c’est le cas plusieurs fois par semaine, sept personnes « sans papier » - c’est-à-dire démunies de titre de séjour et/ou de pièce d’identité et incarcérées au Centre de rétention administrative (CRA) d’Hendaye.

Parmi elles, une jeune fille camerounaise, qu’on appellera Victorine, est présentée pour la deuxième fois. Victorine n’a pas de passeport et pour cette raison elle a été reçue au consulat du Cameroun à Marseille quelques jours auparavant, afin que le consulat lui délivre le laissez-passer qui permettra à la Préfecture de « l’éloigner », comme on le dit par euphémisme.

Voici ce que j’entends, apprends et comprends ce jour-là : la juge, lors de le première présentation du 10 juin, a libéré Victorine. Je ne sais pas, alors, sur quel motif. Le Parquet a fait appel et la jeune femme a été « maintenue ». Aujourd’hui, sa rétention sera prolongée.

La juge : vous avez été présentée au consulat du Cameroun à Marseille et l’entretien n’a pas été possible. Votre état d’émotion ne l’a pas permis. Un autre rendez-vous a été demandé par la Préfecture et à ce jour aucune date n’est fixée. Que souhaitez-vous dire aujourd’hui ?
Victorine : j’ai été au consulat. J’ai dit mon problème à la secrétaire. Le consul a essayé de me faire parler. C’était pas facile. Il m’a demandé alors de retourner avec la police.
La juge : concernant votre entorse, vous avez encore mal ? Vous recevez des soins ?
Victorine : du gel.
La juge : la Préfecture demande la prolongation de la rétention afin d’obtenir un nouveau rendez-vous au consulat.

L’avocate rappelle alors ce que la juge sait déjà : Victorine a été placée en rétention le 9 juin dans des conditions particulièrement éprouvantes. Elle a été victime de la part des agents de la Police aux frontières opérant au CRA d’Hendaye de mauvais traitements, ayant entraîné une entorse à la cheville. Elle a été traînée, frappée avant d’être placée en cellule d’isolement. L’entorse à la cheville est une conséquence des coups. Le Consul n’a pas tenu à mener un entretien avec une personne malmenée tant sur le plan physique que psychique.

(Je me souviens d’une jeune femme, toujours à Hendaye, qui lors d’un refus d’embarquer, violentée par son escorte, vomit dans la voiture qui la conduisait au tribunal. En comparution immédiate, nous apprîmes que les policiers l’obligèrent à nettoyer avec sa robe la voiture souillée. Les policiers la menaçaient d’expulsion par bateau, où, disaient-ils, elle serait violée par l’équipage. Elle montra la robe salie à la juge. Qui la libéra.)

Le consulat du Cameroun a signifié par courrier « qu’il appartient à l’administration de veiller au rétablissement » de Victorine. L’avocate plaidera que ce qui fait obstacle à la mesure d’éloignement n’est pas l’absence de papiers, mais l’impossibilité dans laquelle s’est trouvée la jeune femme de mener l’entretien avec le Consul qui pouvait lui délivrer le laissez-passer. Aucune diligence n’a été faite par l’administration afin que la jeune fille soit en état d’être présentée de nouveau. Ce n’est pas l’entorse à la cheville qui empêche l’entretien, ni le gel qui soignera ses plaies psychiques. Ainsi, la juge peut libérer Victorine au motif que celle-ci n’est pas responsable de l’incapacité de l’administration française à « l’éloigner ». Ce que la juge ne fera pas.

Les actes violents des policiers sont consignés, enregistrés et connus du chef du centre de rétention d’Hendaye. On peut les visionner. Victorine, même si elle pouvait quitter le CRA, ne tenterait pas de porter plainte contre les maltraitances. On l’imagine, dans un commissariat. Les représailles qu’elle encourrait alors, on les connaît. Une possibilité est de saisir la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Qui ne peut l’être que par le biais d’un parlementaire. Ce que tentent, le plus souvent, dans des cas semblables, les avocats.

Ce même jour, madame Conceicao (ressortissante du Cap-Vert, vivant à Lisbonne), est présentée devant la juge pour la première fois. Les salariés de la Cimade ont prévenu les avocats : sa santé psychique semble incompatible avec sa rétention. A la demande de l’avocate, la juge des libertés ordonne une expertise psychiatrique.

Lorsque madame Conceicao quitte le psychiatre, c’est sans certificat. Le certificat établissait bel et bien les problèmes psychiques de l’intéressée, s’opposant à son maintien en rétention. Les policiers de son escorte lui ont retiré le certificat, elle ne sait pas dire pourquoi. Georges, bénévole de la Cimade, le récupère. Il est faxé à la juge. Pourtant personne ne veut prendre la responsabilité de libérer madame Conceicao. Ni la Préfecture, puisque l’expertise a été ordonnée par la juge, ni la juge puisque elle n’est pas saisie officiellement. Fin de l’après midi, Georges, de la Cimade, saisit la juge.

A 19h05, Mme Conceiçao est prise de haut-le-coeur. Les retenues partageant sa chambre crient au secours. Elle a un malaise, est couchée par terre, semble inanimée. Les policiers appellent le Samu. Le Samu refuse de venir. Ce n’est pas la première fois que le Samu refuse de venir au CRA. Une fois, un médecin a rédigé une ordonnance par téléphone. Les infirmières du CRA s’en souviennent.

La juge appelle Georges, au CRA. Elle statuera le soir même. L’ordonnance tombe sur le fax du greffe à 22h34. Copie en est remise à l’intéressée, il est 22h55. L’intéressée est malade, démunie, seule dans cette ville de hasard - elle qui a été arrêtée dans un train qui la ramenait à Lisbonne, où elle vit depuis de nombreuses années.

Les quarante-huit retenus du centre de rétention de Vincennes qui ont entamé le 30 juin une grève de la faim revendiquant entre autres choses la fermeture de ces lieux où glissent le droit et les droits rappellent qu’ici, au centre, la tentative de suicide est chose courante.

« Moi, ça fait 26 jours que je suis enfermé, j’ai déjà assisté à six tentatives de suicide ! Les gens se charcutent le corps avec les lames qu’ils arrivent à trouver et se pendent avec des draps », raconte Ahmed.

Qui ajoute, et comme cela devrait nous éveiller : « On ne réagit plus à la vue du sang, on n’écoute plus ceux qui lancent un appel au secours. On devient comme des êtres sans âme. Il ne faut pas laisser faire ça ».

Article de POLITIS, 15 juillet 2009

 

 

Anafé / L’imagination au service de la politique du chiffre: et si on refoulait les étrangers en situation régulière?

 

2 juillet 2009

Depuis une note de la direction centrale de la police aux frontières du 25 mai 2009, les personnes qui résident en France avec un document de séjour de courte durée et qui ont le tort de quitter le territoire pour quelques jours se voient systématiquement refuser tout retour.

Ces personnes sont refoulées dans leur pays de provenance ou d'origine (peu importe qu'il s'agisse de demandeurs d'asile). Elles sont supposées y demander un visa, dont on sait parfaitement qu'elles ne l'obtiendront jamais.

Alors que les règles légales n'ont aucunement changé et qu’ils n'ont jamais été avertis de ce changement de pratiques, les intéressés ont ainsi la surprise, lorsqu'ils veulent rentrer chez eux, de se voir aussitôt refoulés à peine débarqués de l'avion.

Le Conseil d'État s'est déjà prononcé, depuis plusieurs années, sur la parfaite illégalité de ces pratiques, qui viennent d'ailleurs d'être à nouveau condamnées par la justice en tant que violation grave et manifestement illégale de la liberté fondamentale d'aller et venir1. Pour autant, imperturbablement, et quotidiennement, la police aux frontières (PAF) continue de violer la loi.

L'association malienne des expulsés2 (AME) vient d'annoncer une procédure contre les compagnies Air France et Aigle Azur qui appliquent en amont ces nouvelles directives3, et empêchent les personnes concernées de monter à bord pour rentrer chez elles.

L'effet, sinon l'objet, de ces pratiques, est simple : “faire du chiffre”4 au titre des refus d'entrée, et interdire tout retour sur le territoire de personnes qui y vivent tout à fait régulièrement, bien souvent y travaillent, y ont leur famille. Elles doivent être rapprochées de celles des préfectures françaises qui multiplient la délivrance de récépissés ou autorisations précaires au détriment des titres de séjour en bonne et due forme5 auxquels les personnes ont droit. Il n'est ainsi pas rare de rencontrer des étrangers titulaires depuis plusieurs années de récépissés ou d’autorisation provisoire de séjour (APS) renouvelés.

L'Anafé prépare un recours contre la note du 25mai qui systématise ce déni de droit.

Le document officiel
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Vendredi 03 Juillet 2009
BORDEAUX

Un Malien a tenté de s'échapper du commissariat en glissant sur la façade, Il dévale du 5e étage

On est passé près d'un drame, hier vers 15 h 45, à l'hôtel de police de Bordeaux. Un ressortissant malien
de 35 ans, en situation irrégulière sur le territoire français, qui se trouvait dans les locaux de
l'Unité de police administrative au 5e étage, venait de se voir notifier la fin de sa mesure de garde à
vue. C'est alors qu'il s'est précipité vers une fenêtre, a arraché la barre de sûreté, et s'est pendu à
l'aplomb de la façade. Il a ensuite dévalé les étages en se glissant sur les auvents. Mais, arrivé au 1er
niveau, il s'est trouvé à une hauteur de près de 5 mètres et n'a pas sauté. Les bras tendus, les jambes
dans le vide, il a répété à plusieurs reprises : « Je n'en peux plus, je n'en peux plus ».

Sa descente n'est pas passée inaperçue depuis les bureaux donnant sur la rue François-de-Sourdis. Des
policiers de la Sécurité publique étaient donc au pied de l'immeuble, avant même que le ressortissant
malien n'atteigne le premier étage de l'édifice. Après quelques minutes, l'hom-me a lâché prise et a été
réceptionné par les fonctionnaires qui ont constitué un matelas humain et lui ont évité de graves
blessures. Souffrant de légers traumatismes, il a été secouru par les pompiers, puis évacué au CHU
Pellegrin. Deux des policiers ont été blessés au niveau d'une épaule et d'un pied.

Hier soir, après avoir été examiné par un médecin et si son état de santé s'avérait compatible avec une
mesure de garde à vue, il devait être à nouveau conduit au commissariat central. Il devrait faire l'objet
d'une procédure pour soustraction à une mesure d'éloignement.


Cet agent de sécurité, qui travaillait dans un magasin d'articles de sport du centre-ville de Bordeaux, a
été arrêté mercredi dans le cadre d'une opération de contrôle d'identité menée cours Victor-Hugo, sur
réquisition du parquet. N'ayant pas de titre de séjour, il a été placé en garde à vue et, à l'issue de la
procédure, il devait être dirigé vers le Centre de rétention administrative de Toulouse, sur décision de
la préfecture.

Ne voulant pas quitter la France, il a donc choisi de tenter de s'évader au péril de sa vie.

Auteur : Jean-Michel Desplos

 

Un retour inimaginable...

Chronique de rétention

 

Monsieur F. se fait interpeller sur la voie publique à Caen le 27 janvier 2009. A l’issue de 24 heures de garde à vue, le préfet du Calvados lui notifie un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). M. F. est aussitôt conduit au centre de rétention administrative (CRA) de Rouen-Oissel.

Le 29 janvier au matin, à notre arrivée au centre, M. F. se dirige aussitôt vers nous pour solliciter un entretien. Il connaît la Cimade. Son avocat, à Caen, lui en a parlé. Nous saluons les retenus, prenons des nouvelles et regardons brièvement les documents des nouveaux venus afin d’évaluer l’urgence. M. F. ne nous quitte pas du regard. Il est inquiet et impatient de pouvoir enfin nous exposer sa situation. Il est fabile. Toute la nuit, il a été malade. Il ne sait pas ce qu’il a. Il a mal au ventre, il ne peut rien avaler. Sa ceinture et ses lacets lui ont été enlevés à son arrivée au centre, pour des raisons de sécurité. M. F. tient d’une main son pantalon qui menace de tomber à ses genoux et traîne des pieds pour ne pas perdre ses chaussures.

Il est Angolais. Plus précisément, du Cabinda, une enclave de l’Angola qui lutte pour son indépendance. Il milite au Front de libération de l‘enclave du Cabinda (FLEC), un mouvement d’opposition jugé subversif par les autorités officielles. Dans la nuit du 13 février 2004, M. F. est arrêté par la police alors qu’il colle des affiches dans la rue avec des camarades. Sans même être jugé, il est placé en détention. Après 3 mois d‘enfermement, il réussit à prendre la fuite grâce à la complicité de surveillants d’origine cabindaise. L’engagement dans la lutte pour l’indépendance, c’est une histoire de famille. La mère de M. F. est tuée en mai 1992 à Palanca, comme de nombreux autres civils, lors d’affrontements entre le Mouvement Populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) et l’Union nationale pour l‘indépendance totale de l‘Angola (UNITA). Son père est assassiné le 31 janvier 1994 par l’armée angolaise. Son unique frère a pris le maquis, M. F. n’a aucune nouvelles de lui.

Après sa fuite de prison, Monsieur F. décide de quitter l’Angola. Il entre en France en juin 2004 où il demande immédiatement l’asile politique. Il raconte son histoire, la prison, les tortures, l’oppression dont les Cabindais sont les victimes. Il raconte la mort de ses parents, la disparition de son frère. Il raconte le danger qu’il encoure en Angola, présente un acte de recherche à son encontre produit par la direction nationale des investigations criminelles angolaises. Il apporte un article de journal qui fait état de l’assassinat, par représailles des deux surveillants qui l’avaient aidé à s’échapper de la prison. L’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides(Ofpra) rejette sa demande. Auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), il n’obtient pas non plus gain de cause. La CNDA considère que ni les pièces du dossier ni les déclarations de M. F. à l’audience ne permettent de tenir pour fondées ses craintes. Après ces rejets, M. F. reçoit un courrier de l’administration qui l’ « invite à quitter le territoire français ».

Pour lui, la question du retour n’est pas imaginable. M. F. continue donc sa vie en France, comme avant. Il travaille et partage un appartement avec sa petite amie qui le soutient. Ce matin, elle vient au centre pour nous communiquer des documents. L'heure de la visite est passée, nous la rejoignons sur le parking de l'école de police. Le recours au tribunal administratif (TA) a été fait par l'avocat de Caen, mais il n'est pas certain qu'il soit présent au TA de Rouen. La jeune femme nous donne un dossier rempli d'attestations de la famille et des proches. Son père, sa mère, ses frères et sœurs, des voisins et amis, tous attestent de la relation stable et durable que le couple entretien et  du fait que M. F. est bien intégré dans la famille et le réseau amical. Dans le froid, entre les portillons automatiques et les grilles de la sortie, nous expliquons quelques éléments de procédure. Le 30 janvier, M. F. est présenté devant le juge des libertés et de la détention qui considère que la procédure est régulière. La rétention est prolongée de 15 jours. Le 2 février, le tribunal administratif juge l’APRF illégal. La préfecture devra réexaminer la situation administrative de M. F.

 

Lettre en réponse à Monsieur le ministre de l'immigration...

Paris le 11 Mai 2009

Monsieur le Ministre,

Vous avez envoyé un courrier très critique à nos organisations engagées dans les rassemblements de

« délinquants solidaires » du 8 avril, en considérant que nous avions procédé à des affirmations infondées.

Vous savez combien l’action de nos associations, largement soutenue par les français, est essentielle

pour la dignité des personnes, quelles que soient leur condition et situation administrative. Aussi, le mode

de relation agressif que vous semblez vouloir instaurer avec les associations qui interviennent sur les

questions de précarité nous paraît préoccupant.

Vous nous avez dit que vous n’aviez pas d’autre objectif que la lutte contre les filières de passeurs et

l’exploitation d’une misère qui s’est mondialisée. Pourtant, nous persistons à affirmer que la rédaction de

l’article L 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers est en contradiction avec vos dires, en ce

qu’elle ne distingue nullement entre les passeurs qui exploitent la détresse des migrants, et les citoyens

agissant par humanité et pour la défense des droits fondamentaux, que vous avez choisi d’appeler

indifféremment « aidants ».

De même, l’article L 622-4 du même code ne met pas à l’abri de l’incrimination les citoyens, particuliers et

associations car ce texte ne permet l’aide que dans les situations extrêmes, les cas de danger de mort

etc., situations rarement atteintes lorsque les secours sont de nourriture, d’habillement, d’hébergement …

Vous savez fort bien que des actions judiciaires ont été engagées ces derniers temps, à l’encontre de

militants de causes humanitaires au seul motif qu’ils avaient porté secours à des personnes sans papiers.

Vous ne pouvez ignorer, en tant que ministre en charge de ces sujets, que des salariés de structures

d’accueil associatives pratiquant pour des personnes en grande difficulté l’accueil inconditionnel, que le

Président de la République avait qualifié de principe intangible, sont aujourd’hui l’objet de poursuites.

Vous n’ignorez pas non plus les nombreuses interpellations, mises en garde à vue de simples citoyens

pour des actes de simple secours à des personnes démunies, au seul motif que ces personnes sont sans papiers.

Vous n’ignorez pas enfin que des condamnations ont été prononcées sur le fondement de l’article L 622-1

à l’encontre de personnes qui se sont contentées d’accueillir, accompagner, héberger pour des motifs de

simple solidarité humaine, des personnes sans papiers en situation de détresse.

Contrairement à vos dénégations répétées, l’article L 622-1 du CESEDA permet aux parquets d’engager

des poursuites contre des « délinquants de la solidarité ». Nous observons d’ailleurs que votre

gouvernement n'a jamais fait connaître aux parquets son interprétation restrictive des textes, comme c'est

pourtant l'usage, par la voix du garde des sceaux.

Même quand les poursuites ne se terminent pas par une condamnation, le mal est fait, l’intimidation crée

des dégâts, engendre des traumatismes et des réflexes de peur d’être poursuivi, destinés à prévenir et

empêcher toute aide aux personnes sans papiers. C’est ce que nous dénonçons, c’est ce que vous

défendez, en refusant de changer la loi.

Nous demandons, pour mettre un terme à la confusion, que la loi soit mise en conformité avec la directive

européenne qui distingue entre ceux que motive la solidarité humaine et ceux qui exploitent l’inhumanité

du sort réservé aux sans papiers.

C’est une erreur de penser que l’on dissuadera des populations de venir en France ou de passer par la

France pour aller en Angleterre, en montrant qu’on fait la chasse à ceux qui leur apportent

ponctuellement des secours. Leur détermination va bien au-delà de cette « démonstration ».

En espérant que la vérité des faits aura été entendue et comprise, nous vous prions de croire, Monsieur

le Ministre, à nos sincères salutations.

 

Signataires:

Christophe DELTOMBE, Président d’Emmaüs France

Olivier Brès, Secrétaire Général de la FEP

Pierre Micheletti, Président de Médecins du Monde

Nicole Maestracci, Présidente de la Fnars

Patrick Peugeot, Président de la Cimade

Dominique Balmary, Président de l’UNIOPSS

François Soulage, Président du secours Catholique

Jean-Michel Delabre, pour le Réseau Education Sans Frontières

Stéphane Maugendre, Président du Gisti

Jean Louis Borie, Président du SAF

Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH

Jérome Martinez, Président de Dom’Asile

Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la FSU

Dominique Sopo, Président de SOS Racisme

Odile Schwertz-Favrat, présidente de FASTI